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adhésives ou dans de simples brides. Mais il est d’apparition assez tardive. Il se produit dans les fortes ‘ distensions, dans les spasmes persistants, ou dans l’inflammation péricôlique si fréquente. Il est donc tardif, et, quoique intéressant, n’est pas plus spécifique que les autres.
Enfin, deux autres signes ont été donnés encore comme indicateurs de valeur : l’inefficacité des purgations et la tolérance aux grands lavements.
Certains mégacôlons ou côlons atones et distendus, dont la réflectivité et la sensibilité sont amoindries, supportent pendant longtemps tous les mauvais traitements qu’on leur inflige. Ce sont des côlons à bon caractère et qui mettent du temps à se révolter. Les purgations habituelles et ies lavements non moins habituels vont se perdre on ne sait où. Le traitement doit être surtout entérotonique.
Mais il est d’autres sujets, au contraire, chez qui le côlon est indiscutablement irrité, contracté, spasmé, douloureux : le traitement doit être alors antispasmodique et sédatif.
La tolérance aux lavements est donc affaire d’intestin où l’allongement organique n’est point encore compliqué de spasme. Celui-ci arrive tôt ou tard et substitue la protestation à la tolérance, les lavements, même médicamenteux, même administrés goutte à goutte et avec une extrême prudence, exaspèrent la sensibilité de cette muqueuse par trop avivée et de ce muscle par trop irritable.
Enfin, nous dirons quelques mot du fond douloureux dans les dolichocôlies.
La douleur est en général tardive : pendant longtemps, elle fait défaut. Il semble que chez certains
malades, la période de tolérance soit longue durant laquelle la motricité est encore assez puissante pour vaincre cette cause d’arrêt permanente, et éviter ainsi tous les troubles qu’entraîne la stase intestinale. Et quand la constipation apparaît, elle est évidente ou masquée, mais elle est encore pendant longtemps supportée sans grand inconvénient immédiat.
Rien ne provoque plus rapidement le déséquilibre, ne précipite plus la période pathologique, ne déclanche plus facilement les douleurs que les thérapeutiques intempestives.
Le dolichocôlon sans inflammation est silencieux. Le dolichocôlon qui souffre est enflammé : la douleur traduit la côlite, et cette côlite, par ses réactions toxiques ou infectieuses, par la résorption de produits divers, provoque les névrites ou les cœlialgies qui sont des causes d’exacerbations fonctionnelles et de douleurs parfois inquiétantes et tenaces (Loeper et Tauzun).
En résumé, les signes cliniques du dolichocôlon ne peuvent être considérés comme spécifiques.
La constipation n’est pas constante, elle peut être dissimulée et même remplacée par la diarrhée.
Les crises pseudo-occlusives font souvent défaut et elles sont tardives.
La pneumatose côlique est inconstante : sa localisation à l’angle gauche, pour fréquente qu’elle soit, ne lui est pas particulière. «
Le clapotage de l’anse sigmoïde, s’il est presque pathognomonique, n’existe que dans le dolichocôlon gauche.
L'inefficacité des purgations et la tolérance aux grands lavements sont deux signes communs au dolicho et au mégacôlon, mais ne se manifestent que
LS EOT
chez les atones ; les spasmodiques, au contraire, ne les présentent pas.
Tous ces signes, non pathognomoniques, peuvent s’observer dans d’autres états intestinaux. Aussi certains auteurs consdièrent-ils le dolichocôlon non comme une entité morbide, mais comme une anomalie morphologique entraînant une gêne du transit, ne donnant des symptômes pathologiques que lorsqu'elle se complique de côlite ou de péricôlite avec adhérences.
C’est l’opinion de Tarnopolskaja et Granat, de l’Institut d’'Alimentation Publique de Moscou.
Les statistiques de la fréquence de cette anomalie citées par ces auteurs varient de 5 à 11 pour 100 des cas. Ils citent un certain nombre de malades atteints de gastrite chronique, hépatite, ulcères d'estomac ou du duodénum avec dolichocôlon et stase intestinale. L'amélioration de l’affection fondamentale régularisa les selles. La coprostase paraissait dûe à un réflexe viscéro-viscéral. Le dolichocôlon ne semblait pas influencer sensiblement le tableau pathologique.
Pour eux, le dolichocôlon ne se manifesterait cliniquement que lorsqu'il s’associe à un affaiblissement de la tonciité neuro-musculaire de l'intestin.
« Mais il paraît en tout cas plus éclectique d’admettre que si cette anomalie peut rester latente un certain temps, elle amène toujours une certaine gêne du transit intestinal qui peut se compliquer par la suite de côlite, péricôlite, crises pseudo-occlusives et de tous les phénomènes toxiques et nerveux qui les accompagnent. Il y a donc intérêt à déceler le dolichocôlon précocement et à le traiter pour éviter ces complications. » (Hautefeuille.)