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sauf chez l'enfant, constituent les éléments les plus importants de ce diagnostic.
Les douleurs d'origine rénale (hydronéphrose, colique néphrétique avec ileus paralytique) pourront être parfois discutées.
Il faut encore éliminer parfois :
les périviscerités simples ou tuberculeuses, qui peuvent s'associer au dolichocôlon et dont les signes sont difficiles à interpréter, surtout quand elles donnent lieu à des crises subocclusives. Seule l’épreuve du transit tranchera le diagnostic.
Les formes sténosantes de la tuberculose intestinale avec syndrome de Kœnig.
2° Dans les formes où les signes dyspeptiques dominent. |
Les douleurs du dolichocôlon ne présentent pas de périodes d’accalmie comme dans l’ulcère de l’estomac. Elles sont peu violentes, donnent plutôt la sensation de gonflement, de digestion longue et difficile. Elles s’accompagnent de fatigue, de congestion de la face, d’aérophagie. L’appétit est souvent diminué, les nausées sont fréquentes, mais les vomissements rares.
Le plus souvent il n’y a pas de point douloureux sus-ombilical, mais au contraire les signes attirent l’attention sur le cadre colique.
Cependant, il faut noter qu’il existe parfois, au cours des dolichocôlons, un véritable syndrome pylorique d’origine mécanique, dû à la compression de l'estomac par l’anse pleine de gaz.
De même, on évitera d'attribuer l’aérocolie à l’aérophagie simple et on ne méconnaîtra pas l’association du dolichocôlon à une colite de fermentation ou de putréfaction.
3° D’autres fois, quand les signes hépatovésiculaires dominent la scène, la cholécytographie et le
PNR
tubage duodénal deviendront nécessaires, suivis de peu par le lavement baryté.
4° En cas d’hémorragies digestives, il faudra éliminer l’ulcère duodénal et le cancer du côlon.
5° Le syndrome entéro-rénal (Chiray) doit également être analysé avec soin pour mettre en évidence l’origine intestinale de certains accidents pyélo-urétéro-cystiques à répétition, et pour caractériser le rôle de la dolichocolie dans l’état intestinal en cause.
6° Fatigue, amaigrissement, anémie peuvent parfois faire dévier le diagnostic vers l'hypothèse d’une lésion pulmonaire.
7° Chez l'enfant, enfin, il faudra éliminer le gros ventre rachitique : l’absence d’autres signes de rachitisme, la constipation opiniâtre, quelquefois la reptation intestinale, doivent permettre de faire le diagnostic.
Etude Radiologique
Nous citerons Chiray, Lomon et Wahl :
« Le dolichocôlon n’est reconnu avec certitude que par l’examen aux rayons X. Sans doute, dans un certain nombre de cas, les troubles intestinaux font prévoir son existence, mais l'expérience montre que le diagnostic clinique est loin d’être toujours exact, et que beaucoup de dolichocôlons restent méconnus jusqu’au jour où une radiographie révèle leur existence. L'importance de ce moyen d'investigation est très grande, puisqu'il permet à coup sûr et facilement un diagnostic anatomique précis. Il faut, toutefois, ajouter qu’un dolichocôlon caractérisé peut rester méconnu si l’on se borne à faire une radiographie ou une série de radiographies, après ingestion de baryte.
Le lavement baryté est ici indispensable, car l’épreuve du transit ne donne pour ainsi dire jamais une vue complète d’un dolichocôlon. En effet, les intestins atteints de cette affection sont ceux dont le remplissage par transit est le plus irrégulier.
Celui-ci laisse toujours une partie de leur trajet ignorée ou à peine indiquée par des bulles gazeuses interposées sur la colonne opaque. Aussi, quand les radiographies de ce transit montrent des interpositions importantes de gaz, est-on en droit de soupçonner le dolichocôlon et faut-il compléter l'examen par un lavement. »
1° Aspect radiologique du dolichocôlon sans préparation spéciale.
A l’examen de l’abdomen sans préparation spéciale, ce qu’on voit surtout c’est l’aérocolie, Les images ga-