‹ Contribution à l'Étude du DolichocôlonChapitre 28 sur 67 · RS · texte numérisé non relu

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zeuses s'accumulent, en générai, quand le sujet est debout, au niveau des angles plénique, hépatique, et du côlon transverse. Elles repoussent vers le haut le foie et l’estomac, la rate, faisant paraître plus élevées les coupoles diaphragmatiques.

« Le siège de prédilection du dolichocôlon est à gauche, mais, quand le côlon droit participe à la distension gazeuse de l'intestin, il glisse sous le bord oblique du foie, et tend à remonter vers l’étage supérieur de l’abdomen. On voit alors l’angle colique droit se redresser, si bien que le cæcum, le côlon ascendant et le transverse forment un segment presque rectiligne, obliquement tendu de bas en haut, et de draite à gauche, de la fosse iliaque droite à l’hypocondre gauche.

Les coudures d’un dolichocôlon peuvent quelquefois être marquées par les gaz qu’elles contiennent et qui y sont arrêtés. On peut alors voir dans la partie moyenne du flanc gauche un segment du gros intestin, courbé en arc de cercle, dont la convexité est tournée soit en haut, soit vers le bas. Sa situation dans la région du côlon descendant, qui est normalement rectiligne, surprend et révèle un allongement anormal du colon.

2° Epreuve du transit.

Le transit baryté ne peut que faire soupçonner un dolichocôlon, par la persistance de baryte en chapelets anormaux. Mais il n’a pas la valeur du lavement baryté.

Dès le début de l’examen, l’estomac étant rempli, on peut noter des déformations intéressantes : soulèvement du pylore, de l’antre, du bas-fond gastrique

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par les gaz. Le fond de l’estomac peut être soulevé en dôme, ou même l'estomac complètement volvulé sur son axe cardia-pylore (une de nos observations).

« L'évacuation de l'estomac se trouve gênée par ces déformations et ici encore la variabilité des troubles devient, tout à fait caractéristique. A certain moment le vidage sera lent, un résidu important subsistant dans l’estomac six heures après l’ingestion, tandis qu’à l’examen suivant il deviendra facile et rapide. La motricité de l’estomac peut, d’ailleurs, être modifiée pour son propre compte et des spasmes pyloriques réflexes apparaissent parfois. » (Chiray.)

Cependant, qu’il s’agisse de dolichocôlon simple ou de mégadolichocôlon, on n’observe pas de stase avec accumulation des matières dans les anses allongées. Il est exceptionnel de voir l’anse dolichocolique remplie de baryte, et c’est pourquoi il est si souvent impossible d’établir le diagnostic par cette méthode.

3° Epreuve du lavement.

La radioscopie faite pendant l’administration du lavement opaque et complétée par la radiographie constitue un moyen rapide et sûr de reconnaître un dolichocôlon.

Peu avant l’examen, on aura soin d’administrer au malade un petit lavement évacuateur d’un litre d’eau bouillie tiède.

Chiray, Lomon et Wahl conseillent d’administrer le lavement baryté dans le décubitus ventral. En effet, dans la position dorsale, le côlon transverse se trouve soulevé sur la ligne médiane par la saillie de la colonne vertébrale. Aussi le liquide, une fois le lavement terminé, a-t-il tendance à s’écouler de part et d'autre de ce dos d’âne, laissant plus ou moins vide, et par conséquent moins visible, une partie du

côlon transverse, inconvénient qu’évite le décubitus ventral.

Le lavement doit être donné en entier sous le contrôle de la radioscopie qui permet seule de distinguer les différents méandres de l'intestin dont une graphie ne donne souvent qu’une superposition confuse. De plus, la radioscopie décèle les spasmes surajoutés, dûs en général à l’existence d’une colite, qui peuvent faire refluer le liquide vers le côlon pelvien et s’opposer passagèrement au remplissage.

Les dolichocôlons ont une capacité surprenante et tolèrent facilement 2, 3 et 4 litres de liquide opaque. On aura soin de tiédir légèrement la bouillie pour éviter les spasmes réflexes.

Ainsi, grâce à la radioscopie, on prendra connaissance du siège de l’anomalie, de la disposition des anses anormales ou des coudures. Elle permet en outre l’étude du calibre, de la tonicité, de la mobilité des anses anormales, enfin de certaines complications locales possibles, telles que péricolite, rétrécissement, brides, éperons, etc...

Nos observations personnelles nous permettent de faire à la fin de ce chapitre quelques remarques intéressantes :

1° C’est d’abord La fréquence, peu classique, des dolichocôlons transverses,

— que l'allongement porte sur toute la longueur du segment colique transverse, qui affecte alors l'allure générale d’un W.

(Observations III, IX.)

— ou que, associées à d’autres allongements, nous

n’ayons que des boucles dolichocoliques de l’angle

splénique.

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