APE
(Observations I, V, VI, VII, VIII, XII, XVIII, XIX XXII ENITI)
ou de l’angle hépatique (observations XI, XV).
2° En ce qui concerne le dolichocôlon ilio-sigmoïde, nous ne ferons qu’en confirmer l’extrême fréquence.
C’est ainsi que nous en relevons 10 cas :
— soit purs (observations XVII, XX, XXIV),
— soit associés (observations I, II, VIII, XI, XV, XX EX LT)?
3° Nous avons remarqué aussi que tous les dolichocôlons généralisés que nous avons vus, sont aussi des mégacôlons : l’atonie, puis la distension venant se greffer sur un allongement démesuré.
4° Enfin, nous avons pu observer par 3 fois, au cours d'examens radioscopiques, la torsion de l’estomac, refoulé d'avant en arrière, et de bas en haut, par une volumineuse aérocolie du côlon transverse ou de l’angle gauche.
Traitement
Dans la grande majorité des cas, le traitement médical est seul indiqué et parfois on obtient même avec lui des régressions anatomiques importantes : non seulement les symptômes disparaissent, mais la longueur de l’anse diminue progressivement et retrouve des dimensions presque normales. Cependant, le plus souvent, on n’obtient qu’une amélioration des symptômes, sans grande modification de l’état anatomique.
Tant que le malade reste fidèle à son traitement, il présente un fonctionnement intestinal à peu près normal et un état général satisfaisant. Mais la guérison définitive ne semble que rarement réalisée, car les moindres infractions sont suivies d’une reprise des symptômes. Cependant, il s’agit d’un état compatible avec une existence normale. Rien ne prouve par ailleurs qu’une colectomie aurait un résultat plus favorable.
Chiray ne préconise le traitement chirurgical que pour certaines complications, d’ailleurs très rares, en particulier le volvulus.
« Répétons d’ailleurs que les crises douloureuses « habituelles, accompagnées d’un petit état subocclu- « sif, qui sont si fréquentes dans l’évolution du doli- « chocôlon et que l’on attribue trop volontiers à des « accès de volvulus à répétition, ne se transforment « pour ainsi dire jamais en grandes crises d’occlu- « sion. Il serait tout à fait hors de propos, étant don- « née cette bénignité réelle, de préconiser dans ces « cas une opération telle que la colectomie, car celle- « ci comporte malgré tout certain risque. »