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En conséquence, le traitement à préconiser, en dehors des complications justiciables d’une intervention, sera surtout physiologique. Il visera à rétablir le transit au niveau du gros intestin en excitant les fonctions motrices de celui-ci. Il s'agira en fait d’une rééducation de la motricité intestinale, qui sera difficile et forcément longue.
Cependant, il nous semble que le traitement chirurgical pourrait avoir des indications beaucoup plus étendues que celles constituées par les seules complications. Hors les cas de dolichocôlons géants, douloureux, qui ruinent rapidement la santé des malades et imposent l'intervention, il importe d'établir une différence importante entre le dolichocôlon congénital et le dolichocôlon acquis :
Le congénital n’est qu’une varité de vices de conformation qui se prête difficilement à une thérapie médicale décisive, et qui, au contraire, bénéficie souvent de la chirurgie.
Le second est un incident, au cours d’une maladie plus longue, évolutive, dont le point de départ réside dans un trouble de la tension abdominale : il y a d’abord affaissement de la masse intestinale, par défaut de tonus, puis élongation des fibres longitudinales qui peuvent se laisser distendre avec un degré extrême et aussi facilement qu’elles se laissent dilater dans le mégacôlon.
C'est-à-dire que cette seconde variété est tributaire du traitement médical.