PEAU
conditions dans lesquelles s'effectue le mieux la réduction de oxyde cuivrique par le glucose.
€ Malgré ces travaux, dit-il, il persiste encore l’une des causes les plus gênantes dans le dosage, c’est-à-dire la précipitation de Poxyde de cuivre,
€ En effet, vers la fin du dosage, cet oxyde provoque des soubresauts qui obligent d'opérer à une température inférieure à Pébullition, et, partant, différente de celle du point de départ. En outre, ce précipité, d'aspect et de cohésion variables, se trouve disséminé dansle liquide, et pour juger si la décoloration est complète, il convient d'attendre qu’il soit déposé. Tous ces retards entraînent avec eux des causes d'erreurs.
€ Tous ces obstacles s’évitent facilement si lon a soin d'ajouter le liquide goutte à goutte sans arrêter l’ébullition, ou en y ajoutant # à 5 qouttes à la fois et rétablissant l’ébullition après chaque addition ; dans ces conditions, la décoloration de la liqueur bleue, la forma-
tion aisée d’un précipité rouge d’oxyde cuivreux qui
vient se tasser au fond du ballon sans se mêler au liquide surnageant, la coloration jaune prise par le liquide lorsque la réaction finale est dépassée, sont des indications très nettes et capables, dans beaucoup de
cas, de donner toute satisfaction. »
Bonnans (p. 21 de sa thèse), ajoute : « Cependant, nous devons reconnaître que si un dosage au Fehling est une opération assez aisée pour un chimiste, elle peut présenter quelques difficultés pour ceux qui ne sont pas complètement rompus aux pratiques du laboratoire.
Sete
« Aussi, les cliniciens se contentent-ils, le plus souvent, de faire eux-mêmes une analyse qualitative, ayant recours aux chimistes lorsqu'ils la désirent quantitative.
€ De tout temps, on a ressenti le besoin d’un procédé de dosage simple, commode, pouvant être mis à la portée de tous, et nombreuses sont les modifications que l’on a apportées au réactif primordial de Fehling, pour remédier aux reproches qu’on lui adressait.
« C’est pour y remédier que Causse propose d'ajouter à la liqueur cupro-potassique du ferrocyanure de potassium, en se basant sur les faits suivants :
« 1° le ferrocyanure de potassium est sans action sur la liqueur de Fehling, aussi bien à froid qu’à l’ébul- Htion ;,
« 2 si, dans une liqueur de Fehling bouillante et additionnée de ferrocyanure on laisse couler une solution
sucrée, chaque goutte détermine, au point de contact
des deux liqueurs, un précipité d’oxyde de cuivre qui se
redissout; en même temps, la teinte bleue s’affaiblit. Si
les proportions de ferrocyanure et d’oxyde sont convenables, on obtient, sans trace de dépôt, une liqueur incolore. »
Arthus, en 1895, signale (1) le procédé au ferrocyanure sans toutefois l’attribuer à Causse. Comme lui, il fait de la décoloration de la liqueur la réaction finale.
Bonnans, dans sa thèse, cherche une autre réaction
finale. Il dit (p. 31) : « Nous verrons plus loin que la
(1) Maurice Anraus. — Éléments de Chimie physiologique, 1895, Dove