‹ Contribution à l'Étude du Dosage des Sucres Réducteurs par les liqueurs cupro-alcalines-ferrocyanurées: Modification du procédé Causse-Bonnans et application à l'urine et aux laitsChapitre 8 sur 30 · ESS · texte numérisé non relu

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dévoloration absolue, telle qu’on peut l'obtenir avec la liqueur de Fehling ordinaire, n’est jamais réalisée dans le cas du réactif ferrocyanuré.

« En reprenant nous-mêmes cette réaction, nous avons vu qu’elle présentait une série de phénomènes successifs non signalés par son auteur ; c’est ce qui nous a engagé à l’étudier de plus près.

€ En réalité, voici ce qui se passe :

« Mettons dans un ballon à col court de 190 cc environ de capacité et fixé à un manche :

€ 10 ce de liqueur cuivrique C,

€ 10 cc = tartirique L(1, ajoutons-y 9 ce d’une solution de ferrocyanure de potassium à 1/20 (50 grammes par litre). Portons à l’'ébullition et versons à Paide de la burette de Gay- Lussac une liqueur réductrice (solution de glucose à 99/60) par # ou 9 gouttes à la fois, en rétablissant Pébullhition 2 ou 3 secondes après chaque addition, et portant, comme nous l’avons recommandé, le ballon non dans la flamme même, maïs au-dessus de cette flamme, afin d'éviter les projections du liquide hors du vase.

« Nous observerons alors les faits suivants : :

« 1° Peu à peu le réactif se décolorera, sa teinte bleue ira en s’affaiblissant, chaque qoutte de la liqueur sucrée déterminant, au point de contact des deux liqueurs, un précipité rouge d'oxyde cuivreux qui se

(1) Les formules de ces liqueurs seront données p. 20. — Ces 20 ce correspondent à 10 ce de liqueur de Fehling ordinaire,

redissout dès sa formation ; ce dernier phénomène chi mique n’est d’ailleurs pas perceptible ;

« 2 La couleur bleue s’affaiblit de plus en plus pour faire place à une jolie couleur bleue-vert nickel;

«3° Cette coloration disparaît elle-même à son tour, à la suite d’affusion de liqueur réductrice, pour être rem-

placée par une liqueur franchement jaune ;

«4° Enfin, par l’affusion d’une seule goutte de solution sucrée, il se forme brusquement une coloration brune assez intense, s’accompagnant aussitôt d’un trouble gris-verdâtre qui marque, d’une façon extrêmement nette, la fin de la réaction.

«A ce moment-là, nous aurons employé 8 cc 2 de la solution de glucose à 5 grammes pour 1000, »

Bonnans ne prend donc plus comme réaction finale la décoloration de la liqueur, mais la formation d’une coloration brune. Cette coloration se perçoit aussi bien à la lumière artificielle qu’à la lumière naturelle, tandis que la décoloration de la liqueur peut à peine s’apprécier à la lumière artificielle.

Bonnans, à l’aide de quelques observations, cherche à prouver que le chiffre 8 cc 2 qu’il trouve est bien le résultat obtenu pour tous les opérateurs, car, dit-il : « ce nest que lorsque cette dernière proportion, 8 cc 2, est atteinte, que l’on voit apparaître la teinte brune indiquée, qui, par conséquent, est une véritable réaction indicatrice finale ».

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