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TECHNIQUE DU DRAINAGE INDIRECT DU CANAL HEPATIQUE

Voie cystique et cholécystique.

Voie cholédochienne.

Nous n'insisterons pas sur le drainage par la voie cholédochienne, car ce n'est somme toute que le complément facile d'une cholédocotomie opération actuellement bien réglée et pratiquée par tout le monde.

Tout ce que nous avons dit sur la façon d'aborder l'hépatique, sur les incisions de la paroi, la recherche et l'exploration de l’hépatique, peut être répété ici : nous avons dit dans notre historique que le drainage du cholédoque, et par conséquent de l'hépatique pouvait se faire à l’aide d’un drain seulement appuyé au niveau de l’incision du cholédoque, mais ce n’est pas là, à proprement parler, du drainage de l'hépatique : après avoir supprimé l'obstacle au cours de la bile, un

calcul le plus souvent, et s'être assuré qu'il n'y en a pas B. 3

LASER

plus haut, on introduit par l'incision du cholédoque un drain que l’on pousse le plus loin possible dans l'hépatique, et cette manœuve est facilitée d’une part par ce fait que le calibre de l'hépatique est plus considérable en bas qu’en haut, et d’autre part, par sa dilatation constante comme l'a montré Delagénière lors d’un obstacle portant sur le cholédoque.

Le drain poussé si possible jusqu’au niveau du hile est maintenu en place, et entouré de mcèhes de gaze destinées à protéger le péritoine contre uneissue possible de bile autour du drain.

Pour ce qui est de la voie cystique et cholécystique nous pouvons considérer deux cas ; nous ne parlerons pas ici de la fistulisation biliaire par la cholécystostomie pure et simple qui est un mode de drainage excellent et très employé des voies biliaires mais qu'on ne peut pas appeler véritablement un drainage de l'hépatique.

Ce drainage se pratiquera soit après avoir ouvert la vésicule et l'avoir fixée à la paroi, comme pour une cholécystostomie, soit après l’avoir,enlevée c’est-à-dire après avoir pratiqué une cholécystectomie. Dans les deux cas, après avoir fait sur la paroi une incision appropriée, on va à la recherche de la vésicule que l’on explore prudemment après l'avoir soigneusement entourée de compresses destinées à protéger le péritoine, on explore à leur tour les voies biliaires et on agit suivant les

circonstances.

Der qi

La vésicule et le cystique sont-ils dilatés par suite de la présence de calculs dans le cystique, après avoir ouvert la vésicule et l'avoir fixée à la paroi, on introduit à travers le cystique dilaté un drain jusqu’au niveau du carrefour et quand ce drain est bien placé, toute la bile venue du foie passe à l'extérieur absolument comme si le tube à drainage était introduit dans l’hépatique.

Bien qu'excellent ce drainage n'assure pas contre une issue possible de la bile vers le cholédoque et une persistance de l'infection en cas de septicité particulière de la bile : c'est l’éperon que nous avons signalé à l'intersection des canaux cystique et hépatique qui est l'obstacle à l'établissement d'un drainage véritable de l’hépatique et c’est cet chstacle que l’on peut supprimer comme l’a bien montré M. Delagénière : sile cystique est perméable on introduit dans son intérieur soitune fine lame de bistouri glissant sur une sonde cannelée, soit un fin ténotome et on sectionne l’éperon, et alors on peut introduire le drain jusque dans l'hépatique.

La vésicule et le cystique sont-ils ratatinés, difficilement perméables on peut pratiquer la cholécystectomie, et se servantdes vestiges du canalcystique comme guide on l'incise de proche en proche et on arrive jusque sur l’hépatique qu'on incise et dans lequel, après éva- - cuation de ou des calculs, on introduit le drain; des mèches de gaze seront bourrées soigneusement tout autour du drain pendant les premiers jours.

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