LA JUSTICE
On confond souvent la justice et la morale; noùûs avons vu qu'il faut au contraire bien les distinguer et c'est pourquoi nous pouvons sans crainte, sans gêne aucune, parler de la justice dans le droit naturel. Car nous avons vu que s’il existe un degré dans le social, le droit naturel est plus fortement social que la justice et, dès lors, peut fort bien l'intégrer. Des trois aspects de la jusiice que nous avons décrits tout à l'heure, le droit naturel intègre seulement le troisième aspect, c'est-à-dire le principe. qu'à tout bienfait social doit correspondre une récompense, qu'à tout mal fait social doit correspondre un châtiment, car c'est cet aspect qui est socialement l plus synthétique et le plus achevé.
Nous trouvons là l'élément le plus fort peut-être du droit naturel, parce qu'il est à la fois le complément et le principe d'adaptation de la dignité humaine.
Sous-SEcTiOoN III