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foie que très peu de graisse, visible seulement sur les préparations non colorées. La graisse de la cellule hépatique augmente progressivement à la 7° et à la 9° heure (ch. 27, 28); à la 41° (ch, 23) sa quantité reste stationnaire ; à la 13° ‘ch. 24) elle diminue au contraire. La graisse de la cellule étoilée est le plus abondante à la 11° et à la 13° heures.
Des constatations énoncées ci-dessus nous pouvons ürer les conclusions suivantes :
La graisse de l'alimentation (crème ou saindoux) apparaît dans le foie entre la 7° et la 9° heure chez le lapin, entre la 5° et la 7° heure chez le chien. La différence tient sans doute à la plus grande lenteur de la digestion gastrique chez le premier.
La graisse d’ingestion peut ne disparaître que très lentement du foie; chez le lapin elle peut encore mani-
fester sa présence 5 jours après l'absorption d’une quantité de graisse minime.
Les faits que nous venons d'exposer complètent les observations de Mi: Deflandre qui, chez le chien, avait noté un maximum de graisse à la 10° heure de la digeston (1). Ils sont d'accord avec les conclusions d’un travail de MM. Gilbert et Carnot (2) établissant qu’une injection portale de graisse fait sentir son influence sur le foie après dix jours encore. Ils répondent enfin aux
notions déjà acquises sur la lenteur de la résorption des graisses dans l'intestin.
4) DErFLANDRE, loc. cit, p. 102.
GizgErr et CarnorT, loc. cit,
$ IV. — La graisse du foie suivant les régimes (!{)
Il était intéressant de chercher à connaître l’état graisseux du foie dans les divers régimes ; nous n'avons pas songé à nourrir nos animaux de substances chimiquement pures, mais nous nous en sommes tenu à l’alimentation exclusive ou combinée par divers produits d’un usage courant. Des chiens ont été mis au lait, à la crème, au beurre, à l’albumine de petit lait; d’autres ont été nourris’à la viande ; d’autres ont été soumis à une alimentation mixte, d’autres enfin ont reçu une nourriture de pain et de légumes. Les animaux étaient enfermés dans une cage assez spacieuse où dans un chenil. Ils étaient pesés à plusieurs reprises avant l'institution du régime et plusieurs fois pendant l'expérience. Les seuls chiens, au nombre de cinq, qui n'ont pu l'être, avaient à leur disposition une quantité d'aliments dépassant de beaucoup la ration habituelle. À tous l’eau de boisson avait été - maintenue.
Le régime en tout cas a été poursuivi 7 jours au moins, très souvent plus, et même quelquefois 13 et 15 jours. Nous devons faire une simple restriction pour 2 chiens qui ont été maintenus 4 jours seulement au lait, et pour un autre nourri 6 jours au beurre. La prolongation du régime au delà d’une semaine ne modifie pas les résultats de son seul fait. |
Les chiens ont été tués 18 heures après l’avant-der-
(1) Grserr et Jomier. Sur la teneur du foie en graisse suivant les régimes. Bull. de la Société de Biologie, 14 décembre 1904.
Dr AU
nière prise d'aliments et de 2 à 8 heures environ après le dernier repas; trois chiens toutefois ont été sacrifiés 11, 13 et 15 heures (ch. 29, 30, 31) après cet instant. Le moment de la mort, après examen de nos préparations, nous a paru indifférent pour la question qui nous occupe. Cette observation est d’ailleurs en parfait accord avec ce que nous disions plus haut, à savoir que la graisse ingérée peut encore manifester sa présence dans le foie fort longtemps après le repas.
Nous avons comparé entre elles des portions correspondantes d'un lobe homonyme. Ainsi avons-nous pu dresser de tous nos chiens nourris une liste par teneur adipeuse décroissante du foie. Pour les foies les moins riches en graisse nous avons dû examiner les préparations sans coloration préalable.
Nos résultats, fatalement moins précis que ceux d’une analyse chimique, permettent néanmoins de faire d’intéressantes constatations.
Six chiens ont été nourris au lait complet. Deux ont leurs capillaires bourrés de gros blocs de graisse(ch. 10,42). Un autre (ch. 13) se place en tête du second quart de liste ; il a maigri de 700 gr. au cours de l'expérience et cette inanition relative a pu intervenir pour augmenter la richesse graisseuse de son foie. Les trois autres chiens ont une quantité beaucoup moindre de graisse; deux d’entre eux (ch. 9, 14) sont à classer au début de la seconde moitié de la liste; un dernier n’offre en dehors des cellules hépatiques vides de graisse que quelques gouttelettes noires très rares et très peu étendues (ch. 11). Les variations les plus grandes sont donc possibles 1ic1. Elles ne sont pas en rapport avec le volume de lait