‹ Contribution à l'Étude du Genu Recurvatum CongénitalChapitre 6 sur 19 · AA ES · texte numérisé non relu

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tandis que parmi les muscles de la cuisse, le quadriceps est atrophié, sa surface de section est pâle, décolorée: il est, de plus, rétracté ainsi que le tenseur du fascia lata, le couturier, le droit antérieur ct le psoas-iliaque. Le couturier est extrêmement développé, le droit antérieur est très grêle, le vaste interne est également atrophié, le vaste externe et le crural sont normaux, ainsi que les addueteurs et le pectiné.

En arrière, les muscles fléchisseurs, biceps, demimembraneux sont tellement reportés en avant qu'ils sont devenus extenseurs où plutôt fléchisseurs de la jambe en avant (A/bert, Delanglade).

À leur extrémité supérieure, les gastroenémiens sont luxés sur les côtés par la saillie des condyles. Dans un cas, l’un des gastroenémiens, linterne, était venu se placer entre les deux condyles (Mayer).

Squelette. — L'épiphyse.inférieure du fémur est recourbée en avant et forme un angle obtus avec la diaphyse, mais le développement des extrémités artieulaires du fémur est normal (Delanglade). Cette inflexion diaphyso-épiphysaire n'est pas signalée par les autres auteurs, sauf par Barth. Cependant on trouve quelquefois une légère atrophie des condyles fémoraux à la partie postérieure ainsi qu'un revêtement cartilagineux imparfait (Delanglade).

| Mouchet signale également un aplatissement des condyles fémoraux dans le sens antéro-postérieur. Pour Holtszmann, sur le fémur gauche, le condyle interne est plus grand: à droite, le condyle externe est également plus grand. D'après Arükenberg, le condyle interne est aplati dans sa partie supérieure, le condyle externe est

à peu près normal. Le condyle externe est beaucoup plus bas que normalement (Küs{ner).

Ces condyles fémoraux ne font pas saillie en arrière: ils. sont libres dans le creux poplité, un peu effilés et: limitent entre eux une fossette intercondylienne peu développée. Sur la face antéro-supérieure des condyles on trouve déux facettes concaves, recouvertes de cartilage et dues à la longue pression de l'épiphyse du tibia (Albert, auérin).

On n'a jamais trouvé de disjonetions épiphysaires ni du tibia, ni du fémur. Le tibia est normal. Ses surfaces articulaires sont normales, mais elles se trouvent à ‘cheval sur la face antérieure des condyles fémoraux à l'endroit où s'articule d'habitude la rotule. Pour De langlade, dans un autre cas, la surface articulaire du tibia n'est pas exactement perpendiculaire à la direction de la diaphyse. La cavité glénoïde interne descend un peu plus bas que l’externe. Elle est aussi légèrement oblique en-bas el en arrière... |

de capsule articulaire et les ligaments sont allongés en arrière et raccoureis en avant. Les ligaments croisés sont allongés (Barth, Guérin). Les insertions.des ligaments sont normales. Les ligaments latéraux sont très tendus et ne permettent aucun mouvement de latéralité de l'articulation. Les ménisques intra-artieulaires sont NOrMAUX. |

Albert. Le cul-de sac articulaire supérieur manque.

Bouvier. L'arlicutalion est normale. Dans presque toutes les autopsies on trouve la rotule située au-dessus dé la surfaec articulaire du fémur, au niveau de la parte renflée du corps de cet os; elle est nn peu atrophiée

et plate, quelquefois cartilagineuse et repose sur une -épaisse couche cellulo-graisseuse.

Barth. — La face articulaire de la rotule est renversée et regarde en haut.

Dans certains Cas la rotule est absente. ,

Toutes ces autopsies ont été faites chez des enfants et des nouveau-nés ef ne nous donnent que des symptômes du premier stade. Pour les stades ultérieurs, nous n'avons comme sujet d'étude anatomo-pathologique que des radiographies.

Aspect radiographique

-Drehmann a publié cinq examens radiographiques et Delanglade, un. :

On constate dans presque tous les cas le déplacement du tibia en avant, formant un angle à sinus antérieur. Le fémur et le tibia ne sont pas dans le même plan antéro-postérieur: si on prolonge le bord antérieur de Ta diaphyse’fémorale, on ne rencontre pas le bord postérieur même de la diaphvse tibiale.

Les points épiphysaires du fémur et du tibia sont sur le prolongement des diaphyses. Il ne parait pas exister de décollements épiphysaires (Drehonann) .

Delanglade reproduit l'examen radiographique et la radiographie d'un cas de genu recurvatum dans lesquels il ne constate plus d'inflexion diaphyso-épiphysaire du fémur, il y a seulement déplacement antérieur du tibia. L'épiphyse de la partie supérieure du tibia est en rapport avec la partie toute antérieure de celle du fémur. Dans la radiographie de- notre observation IT, on re-

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lève les mêmes observations que celles faites précédemment. Ci-joint le schéma de la radiographie de notre observation II (fig. 1), faite le 20 mars 1920, c’est-àdire avant toute tentative de réduction.

Fig. 1 (OBSERVATION If)

On voit que les noyaux épiphysaires du tibia et du fémur sont dans le prolongement de Ja diaphyse. I n'y

a pas d'inflexion épiphyeaire ni du tibia, ni du fémur.

Une nouvelle radiographie faite le 21 octobre 1920,

c'est-à-dire après guérison du genu recurvatum, montre

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