‹ Contribution à l'étude du géotropismeChapitre 7 sur 14 · ORAN TON AR RAT NET ES 42 42 MÉCONNU MARRANT TEE · texte numérisé non relu

ORAN TON AR RAT NET ES 42 42 MÉCONNU MARRANT TEE

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L'examen de ce tableau montre que la pression osmotique devient plus considérable dans la moitié inférieure que dans la moitié supérieure, au cours de l'excitation et de la réaction géotropiques : c’est bien ce que nous avions établi en recherchant le rôle de l’amidon mobile dans la perception de l’excitation.

Une différence est cependant à signaler entre les résultats obtenus par Schley et ceux que nous avons prévus. Il a observé un léger accroissement de la pression osmotique dans la moitié supérieure, tandis que le raisonnement nous avait fait conclure à une diminution. Mais nous avons raisonné sur les cellules à amidon mobile comme si leurs parois étaient des membranes parfaitement hémi-perméables. Or les membranes protoplasmiques ne le sont qu'imparfaitement : si elles laissent passer plus spécialement l’eau, elles n’arrêtent pas totalement les substances cristalloïdes apportées par la sève ou élaborées par les cellules elles-mêmes. Lorsque, dès lors, la circulation de l’eau est accélérée dans la moitié supérieure d’une tige placée horizontalement, le cheminement des matières solubles est également favorisé. Mais, si l’eau, lorsqu'elle est en excès dans les tissus supérieurs, peut être expulsée au dehors par les stomates, il n’en est pas de même pour les Substances osmotiques, en solution dans leur contenu cellulaire. Ainsi s'explique leur légère augmentation et, par suite, l’accroissement de la pression osmotique

dans la moitié supérieure d’une tige soumise à l'excitation géotropique.

Antérieurement aux bete de Schley, l’inégale répartition de la pression osmotique, sous l’action de la pesanteur, a déjà été mise en évidence par C. Hilburg (1881) pour les pétioles de Haricot. Quand on retourne la plante, on observe des différences à la base des feuilles, au niveau de l’articulation, région riche en amidon mobile ; pour plasmolyser les cellules de la moitié inférieure de l’articulation, 1l faut une solution de nitrate de potasse plus riche que pour plasmolyser les cellules de la moitié supérieure, et la différence est de l’ordre de 1 p. 100.

L’inégale répartition de la pression osmotique est, en résumé, confirmée par les observations précises de Schley et par celles de Hilburg.

Sans insister davantage sur la pression osmotique, dont nous n’aurons plus à parler dans les chapitres suivants, abordons la troisième déduction de l’étude sur l’amidon mobile, celle qui à trait à la turgescence.

$3. RÉPARTITION DE LA TURGESCENCE DANS LES ORGANES SOU- MIS A L’EXCITATION GKOTROPIQUE. — La turgescence, qui joue un rôle fondamental dans la réaction géotropique des divers organes, sera longuement étudiée dans la suite de ce travail. Contrôlons seulement, ici, son inégale répartition dans les tiges, les germinations d’Avoine, les racines et les feuilles, déplacées de leurs positions normales.

Observons d’abord que certains effets de la turgescence sont bien connus. Lorsqu'on fend longitudinalement une tige en deux parties égales, on observe une divergence des deux moitiés, qui deviennent chacune concaves vers l'extérieur; dans l’eau pure, la divergence s’exagère ; dans une solution plasmolysante, au contraire, elle s’atténue, et bientôt les deux moitiés convergent l’une vers l’autre, devenant chacune convexes vers l'extérieur : ces courbures sont fonctions de la turgescence et peuvent même constituer un moyen del’évaluer.

Or, si l'on sépare en deux moitiés, l’une supérieure, l’autre inférieure, une tige placée horizontalement et soumise au

préalable à l’action de la pesanteur pendant une heure par exemple, on constate que les deux moitiés divergent ; mais la moitié supérieure s’écarte de sa position primitive plus que ne le fait la moitié inférieure. Il en résulte que, dans la tige intacte, placée horizontalement, la turgescence est plus considérable dans la moitié supérieure que dans la moitié inférieure (fig. 10, A).

Dans les feuilles primordiales de Graminées, les effets de la turgescence sont les mêmes que dans les tiges : la même répartition de la turgescence

Ca observe quand l’une Fig. 10. — A. Tige placée horizontalement, puis fendue en deux moitiés inférieure et supérieure.

d'elles est soumise à l’ex- — B. Racine placée horizontalement, puis fendue P P

Las et : en deux moitiésinférieure et supérieure. —C. Pé-

CILALION geotropique. tiole placé horizontalement, puis fendu en deux

Par contre, dans pose inférieure et supérieure. (La feuille, dé- : placée de sa position normale, avait son limbe dans les racines, les effets un plan vertical.)

de la turgescence sont inverses de ce qu'ils sont dans les tiges : lorsque la région terminale et subterminale d’une racine est séparée longitudinalement en deux moitiés, celles-ci convergent l’une vers l’autre, chacune devenant convexe vers l'extérieur ; quand la turgescence diminue, par plasmolyse par exemple, les moitiés convergent de moins en moins, puis deviennent divergentes. Ici encore, l'examen de la courbure peut fournir des renseignements sur la valeur de la turgescence.

Sectionnant donc en ses deux moitiés supérieure et inférieure une racine soumise à l'excitation géotropique, on voit que les deux moitiés convergent l’une vers l’autre, la courbure de la moitié supérieure étant plus forte que celle de l’autre moitié, la turgescence est, dans ces conditions, plus considérable dans la première moitié que dans la seconde (fig. 10, B).

Une vérification analogue de la répartition de la turgescence

peut être faite pour une feuille orientée dans un plan vertical, la pointe étant dirigée vers le côté. Les deux moitiés du pétiole, séparées l’une de l’autre, s’écartent et deviennent concaves vers l'extérieur ; la moitié supérieure s’écarte d’ailleurs plus que la moitié inférieure (fig. 10, C). Or, les effets de la turgescence sont analogues pour les tiges et pour les pétioles. Dans le pétiole d’une feuille orientée comme il vient d’être dit, la turgescence est par conséquent plus forte dans la moitié supérieure que dans la moitié inférieure.

En résumé, l'expérience montre bien que, dans un | organe déplacé de sa position normale, la turgescence se modifie et devient plus considérable dans / moutié Supérieure que dans la moitié inférieure.

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