‹ Contribution à l'étude du goître exophthalmiqueChapitre 4 sur 15 · VAISSEAUX, DES NERFS OU DES AUTRES ORGANES DU COU · texte numérisé non relu

VAISSEAUX, DES NERFS OU DES AUTRES ORGANES DU COU

PAR LA TUMEUR thyroïdienne.

Nous connaissons déjà la théorie de Kœben; nous avons vu que le premier il suppose que l’exophthalmie est due à la pression excercée sur le sympathique cervical par le goitre. Cette pression amènerait une lésion du grand sympathique.

Taylor (1) après Marshall Hall admet qu’il y a compression des veines jugulaires par un spasme des muscles du cou. Ce spasme qui serait sous la dépendance de l’anémie, par l’intermédiaire du système nerveux, expliquerait l’hyperémie et l’hypertrophie de la glande thyroïde, et la dilatation des veines de l’orbite causant l’exophthalmie.

Enfin Piorry (2), étudiant les rapports du corps thyroïde sain ou malade avec les organes qui l’entourent, montre que tous les phénomènes observés dans le goitre exophthalmique, dyspnée, exophthalmie, palpitations, dysphagie, etc., sont expliqués par la compression des organes du eou par le goitre.

Après l’exposé qui précède, qu’on nous permette de nous résumer: la pathogénie du goitre exophthalmique est une question très complexe; elle a été l’objet d’un grand nombre de théories que nous avons cru pouvoir rapporter à trois classes. Dans une première classe, nous rangeons les théories.basées sur les altérations du cœur et du sang. Elles

0) Taylor, Med. Times and Gaz., mai 1856.

(2) l’ioriy, (iaz. licbd-, 1862,

sont soutenues par Graves, Stokes, Aran, Luton (affection cardiaque) et par Basedow, Begbie, Beau, Bouillaud, etc. (anémie).

Dans une seconde, nous plaçons les théories qui reposent sur les altérations du système nerveux, du grand sympathique pour Charcot, Aran, Teissier, Trousseau, Galezowski, Day; du pneumogastrique pour G. Sée, enfin du système céf^bro-spinal pour Laycock, Geigel, Burney Yeo,Cheadle et FHehne.

Dans la troisième classe enfin, est la théorie de la com-

pression des organes du cou, émise par Kœben, Taylor, mais surtout par Piorry, qui en fit une doctrine admissible

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