II. — Exophthalmte
Les doux globes oculaires sont sur le même plan, ils arrivent au niveau des arcades orbitaires, ce qui contraste avec leur situation antérieure assez profonde dans l’orbite. Le malade évalue a 1 centimètre et demi leur projection en avant.
Les jeux, ainsi soulevés, offrent un aspect étrange.
Les paupières se rejoignent difficilement et exigent pour cela de la part du malade, un véritable effort. Lorsqu’il les abandonne à elles-mêmes, eUes s’écartent au point de laisser apercevoir autour de la cornée une zone blanche formée par la sclérotique.
Au niveau de la face antérieure de l’os malaire, entre 1 œil piojeté en avant et le nez, il existe un sillon profond sur lequel la peau semble tendue et tirée.
La nuit, mais seulement la nuit, il se produit de l’épipbora.
Le malade éprouve continuellemént dans les yeux une sensation de tension très gênante.
El. outre, il existe des troubles de la vision qui semblent dus à la déformation du globe oculaire. Ces troubles se manifestent seulement lorsque le malade regarde à une certaine distance, 10 ou IT> mètres par exemple. Ils consistent en phénomènes de diplopie qui, pour la vue de certains objets, comme une flamme, donnent lieu à une image élargie.
L’amblyopie passagère des premiers temps ne se reproduit plus qu’à intervalles éloignés, mais le malade peut la provoquer, pour ainsi dire, à volonté. Il lui suffit de se relever brusquement, après être resté assis et surtout baissé, pour qu’il soit aussitôt comme ébloui et incapable pendant une ou deux minutes de distinguer les objets.
Quant aux mouvements des globes oculaires, ils sont restés faciles et réguliers. Dans leur projection en avant, ils ont suivi un mouvement parallèle. Aussi n’existe-t-il aucun degré de strabisme.
Les pupilles ne sont ni contractées, ni dilatées; elles sont mobiles et ont conservé leur as|)cct normal.