‹ Contribution à l'Étude du Kyste Simple des OsChapitre 18 sur 22 · RÉ OS R · texte numérisé non relu

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importance et incapables de produire sur un os normal, d’une part de telles lésions anatomiques, d'autre part des fractures qui présentent plutot les caractères de fractures spontanées: Et ces fractures succèdant à des causes aussi. minimes dénotent sans doute l'existence d'une modéfication pathologiqué de los fraeturé, dira ton. >

Cependant on ne peut manquer de trouver étrange que presque toujours un ou plusieurs traumatismes aient précédé l'éclosion ou tout au moins lapparition des phénomènes subjectifs et objectifs. Bérard et Alamartine disent avec une sage réserve que le role du traumatisme doit être réduit à des proportions assez modestes. Le plus souvent il ne fait que révèler une ostéodystrophie depuis longtemps existante; cependant surtout s'il est répété, il peut accélérer le processus d’atrophie osseuse, en entravant la circulation, favorisant les hémorragies interstitielles, en déterminant une fracture à consolidation difficile surtout si limmobilisation n'est pas absolue et permet ainsi la répétition du traumatisme. »

Pour le cas que nous présentons, M. le Professeur Sabrazès pense que le kyste actuel a pu primitivement représenter un épanchement sanguin traumatique. Cet épanchement- aurait joué à l'intérieur de los le rôle d'un corps étranger et aurait donné lieu ‘autour de lui à une réaction du tissu osseux environnant qui ressemble au processus sarcomateux et la cause première du kyste serait donc à chercher dans les nombreux traumatismes qui frappèrent notre petite malade.

Comme Mauclaire nous pensons donc que nous nous trouvons en présence d'une lésion osseuse à point de départ traumatique. Lésion qui résulte d'une ostéite par irritation comme on en à contaté autour de certains corps éirangers et

qui a pu en imposer pour du sarcome (Vitrac.):

Anatomie pathologique

En présence d’un kyste. simple des os voici ce qu'on constate au point de vue anatomique.

Le membre atteint est tuméfié, et la tuméfaction se continue en haut et en bas insensiblement.avec la forme générale du membre. L'os débarassé de ses téguments qui sont toujours normaux, répète l'aspect extérieur du membre, en ce sens qu'il présente à l'endroit lésé une boursoufflure fusiforme, reprenant en dessus et en dessous insensiblement le volume normal de l'os.

À la coupe on ouvre une cavité soit uniloculaire, soit multiloculaire ; car très souvent des septa coupent la cavité en plusieurs loges de volume différent.

La paroi de la cavité est tapissée par une membrane fibreuse isolable ; la cavité elle-même contient le plus souvent un liquide séreux limpide. Quelquefois cependant, la sérosité est plus où moins teintée en rouge ou brun, elle peut même être franchement sanguinolente, ceéi particulièrement après

: une fracture. En effet on trouve fréquemment la paroi osseuse

- fracturée à son niveau le plus faible. On rencontre la fracture

encore non consolidée, ou déjà guérie. Elle sont les lésions macroscopiques .

Microscopiquement, quand ou examine une coupe faite dans

Je sens transversal ou longitudinal, voici ce qu'on constate

en partant du périoste :

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On trouve d’abord un périoste normal. En dessous une couche osseuse, encore plus ou moins normale, puis les trabécules osseuses deviennent de plus en plus rares, le tissu conjonctif augmente au fur et à mesure. Les tr'abécules osseuses sont le siège d’une part de désagrégation, d'autre part de néoformation d'os. Plus loin encore le tissu osseux disparait complètement, et dans la masse fibreuse il est remplacé d’abord par des cellules rondes plus ou moins nombreuses qui à leur tour cèdent la place à des cellules fusiformes. Plus-.près de la cavité enfin on trouve des cellules géantes à gros noyaux multiples, cellules géantes cependant généralement assez rares.

La paroi interne finalement est du tissu fibreux dense.

Dans cette image de la coque du kyste, on trouve alors disséminés par ci par là de rares amas formés de cellules cartilagineuses. ou bien des amas insulaires de cellules siderophiles contenant du pigment ferrique : quelques auteurs ont enfin signalé la présence de cristaux, de vacuoles.

Dans le contenu du kyste, même clair, le microscope révèle loujours la présence de quelques hématies, à plus foite raion, si le contenu est rougeâtre et eat MSC nb eue

paraît teinté de sang.

Quelques auteurs et particulièrement Fuji ont étudié très

spécialement l'anatomie pathologique de ces lésions osseuses et ils en ont donné des descriptions très détaillées. Nous croyons que la description sommaire que nous venons de donner est. suffisante pour que l’on puisse se faire une idée de l'aspect microscopique d’un kyste simple des os, et nous renvoyons le lecteur à la lecture de ces travaux spéciaux. Néanmoins pour donner une idée plus complète de l’image que l’on peut trouver, nous donnons ici l'examen pratiqué magistralement pratiqué par M. le Professeur Sabrazès chez notre malade.

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Etude Anatomo-Pathologique d’un cas de kyste simple, par M. le Professeur. SABRAZES.

Le liquide kystique, très hématique, rouge sombre; un peu

- visqneux, conttent beaucoup plus de globules blancs (600

pour 1 environ). Les éléments blancs apparticunent aux catégo-

- ries suivantes :

Lymphocytes moyens et petits, plus de 93 °f, on trouve de rares grandes cellules originelles à grande bordure eytoplasmi-

que basophile, à noyau contenant 3 à 4 nucléoles.

Il y a quelques Macrophages coutenant du pigment héma-

ique et de rares cellules polidryques à novau marginal char-

gées de granulations graisseuses,

On compte aussi des : Eosiophiles 2 °/,, souvent à noyau

‘pychosique. Peu de grands mônonuclées.

Très peu de leucocytes polynuclées neutrophiles.

Pas de crochets ni de débris hydatiques.

Le liquide centrifugé est bouillon de bœuf assez foncé, légérement hémolysé. | :

L’ensemencement sur gélose a donné un résultat négatif.

Dans du bouillon, un seul tube a cultivé (Sarcine de l'air).

La Paroi de la cavité kystique a une épaisseur de 1/2 à 1/3 de m/m. Elle se résout ça et là en de fins tractus. Les parties relativement épaisses et compactes présentent des variétés d’apect assez nrandes. Deux ilots ont la structure suivante :

Tissu conjonctif à- fibrilles grêles, onduleuses, à fibroblastes

polymorphes denses.

. Parmi les cellules de cette paroï, beaucoup ont un noyau

Re YA - À û ns en bâtonnnet, d’autres un noyau en bissac, ou encore ovalaire

- À encoche latérale ; d’autres, un noyau tout à fait rond. Il n'y

a pas de mitoses. Les cellules à noyau rond ne sont autres

- que des éléments lymphocytoïdes parfois prédominants. C’est

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- ainsi qu'on observe des trainées de fibroblastes flanqués latéralement de nombreux microlymphocytes. Des cavités soit anfractueuses, soit régulières, entrecoupent ces ilots. Elles sont directement bordées par les cellules ci-dessus décrites qui les traversent ou s’égrènent dans leur lumière. Pas de revêtement endothélial dans ces cavités généralement vides de sang, parfois contenant une nappe d’hématies. Sur le fond des cellules colorées en violet et des fibrilles conjonctives teintées en rouge par la thionine-éosine, tranche un semis soit discret, soit cohérent de petits foyers à métachromasie bleu-violacée. Ces foyers très polymorphes forment tantôt des stries angulaires représentant une sorte de virage partiel des fibres conjonctives seules, tantôt des bandes où fibres et cellules conjonctives participent à la métachromasie, tantôt des blocs arrondis ou ‘polyédriques ou encore des anñeaux ; dans ce cas, la partie circonscrite apparaît en rouge, colorée par éosine, l'anneau en bleu violacé. ae Que signifient ces foyers ? I s’agit d’un processus de chondrifiaction. Le cartilage formé, surtout du type hyalin,. se creuse de. capsules ou évoluent des cellules arrondies exceptionnellement à prolongement étoilés.

Peu de, fibro-cartilage. - à

Cette paroi kystique montre aussi des zones aréolaires lâches où les éléments conjonctifs plus clairsemés s'envoient des prolongements et ménagent, des espaces clairs ne contenant ni mucus, ni fibrine, ni exsudats albumineux. Elle contient de plus des points ou se différencient des vésicules graisseuses ; des nappes de prolifération cellulaire, si.actives que le collogène y manque, elle montre aussi de loin en loin de grandes cellules bourrées de noyaux centraux. Ces cellules. géantes, d'ailleurs rares, à contour net, sans ramifications,

donnent l’image de. myéloplaxes. Pas de cellules épithélioïdes

ni de plasmocytes. Rares mastzellen. Un peu d'hématoidine amorphe par places.

* Quant aux fines écailles qui représentent des segments de de l'enveloppe kystique, elles ne rappellent en rien la structure des hydatides. Elles figurent des bandelettes à faisceaux de fibres onduleuses parallèles, avec quelques fibres élastiques. Ces bandelettes sont inégales comme forme, épaisseur, consistance, surcharge cellulaire, teneur en collgène. Les unes apparaissent partiellement lamelleuses, hyalines; d’autres feutrées de fibroblastes parfois en strates réguliers, d’autres infiltrées de lymphocytes qui ne s’agminent jamais en follicules. Ces tractus s’accidentent d'appendices, de renflements moniliformes, de franges adipeuses, enfin de gros grumeaux agglu- ‘tinés sur leur bord qui rappellent dans les coupes la composition cytologique du liquide retiré de la cavité kystique au momeut de l'opération. Voici ce qu'on trouve: dans ces grumeaux : fond grenu ou fibrillaire de fibrine coagulée sans __ hématies reconnaissables, sans pigment hématique; quelques cellules polyédriques à cytoplasme étalé, spongiocystique, à noyau rétracté; énormément de lymphocytes petits'et moyens. Pas de leucoblastes, de myelocytes, de leucocytes eosinophiles ou neutrophiles sur les coupes. Pas de cellules plasmatiques. Rares mastzellen. Pas de globules rouges nuclées.

En résumé : production hyperblasique, conjonctive sarcoïde, chondroplastique, où s'élaborent et s'accumulent des lynphocytes. Cette production hyperplasique est creusée de

7, mailles, de lacs sanguins, lacunes ou s’éffondrent et s'égrènent des cellules qui entrent dans la constitution de la masse. Les lymphocytes s'accumulent et restent vivaces dans les

cavités, les cellules conjonctives y subissent la plasmolyse.

{ - Le kyste trouve là son explication : lacune considérable-

- ment agrandie qui a pu primitivement représenter un épan-

= As \

chement sanguin traumatique ou se sont drainés sucs plasmatiques, déchets cellulaires, lymphocytes bien conservés; sorte d'espace hémato-lymphatique accru aux dépens du tissu hyperplasique bordant qui l’alimente et dont il est en quelque sorte le dépotoir.

Quand à l'os prélevé au pourtour, il est moins compact que l'os diaphysiaire normal, il est commme raréfié, lacu-

naire.

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