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Symptomatologie
L'apect clinique de cette affection aparait déjà à la lecture de l’observation personnelle que nous donnons détaillée. On a pu voir, (nous rapportons en effet, l’histoire d’une fillette de 10 ans), qu'il s’agit d’un sujet jeune, bien portant jusque là, ne présentant pas de lésions évidentes de rachitisme, présentes ou anciennes et qui ne parait pas être atteint par une maladie générale queleonque, qui à la suite d'un traumatisme se met à souffrir au niveau d'un os long : fémur, tibia etc.
Les douleurs sont d’abord tolérées aisément, le patient continue sa vie ordinaire. Puis survient un nouveau traumatisme, (chez nous c’est une succession de chûtes), qui réveille les douleurs et l'attention se portant alors plus directement sur le point ou sévit la douleur, une tuméfaction est perçue par la malade ou son entourage.
C’est à ce stade de la maladie que le médecin est appelé.
L'Inspection de la région montre alors une tuméfaction variant du volume d’un petit œuf, à celui d’une orange, siégeant sur l'os atteint, qui parait soufflé et fusiforme. La peau qui recouvre la tuméfaction est saine, de couleur normale, elle n’est pas le siège de cireulation locale exagérée, il n'existe pas d’atrophie musculaire, pas de raccourcissement du membre. On ne percoit ni incurvations, nt inflexions anormales.
A la palpation on trouve une tuméfaction qui siège le plus
souvent au niveau d'une épiphyse, ou à l'union de lépiphise
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et de la diaphyse, régulière, douloureuse, spontanément et à la pression, semblant faire intimément corps avec l'os.
La peau est mobile sur les plans sous-jacents, et la. température locale normale:’ Cette tuméfaction est dure, ne donne pas la sensation de flot, n’est pas le siège de battements. Elle présente quelquefois le signe de la Crépitation parcheminée. (Beaucoup d'auteurs cependant disent ne pas l'avoir rencontré.) Les articulations voisines sont normales, et les territoires ganelionnaires dont la région malade est tributaire, ne sont pas modifiés.
La Radiographie montre une zone claire arrondie ou fusiforme à contours très nets, entourée par une ligne plus foncée que les parties avoisinantes et qui représente la paroi du kyste.
Elle est ici comme en pathologie osseuse en général, un élément de diagnostic de première importance. C'est à elle qu'on doit une plus complète connaissance de cette. affection osseuse, qui nous intéresse aujourd'hui. |
L'état général n'est pas modifié, faciès normal, pas d’amaigrissement, pas d’élèvation thermique, toutes les fonctions sont normales, pas de signes d’inflammation locale ou générale.
C'est là une vue générale sur la symptomatologie.
Mais suivani le stade d'évolution de leur affection, les patients se présentent au chirurgien avec un tableau clinique
variable.
Bérard et Alamartine dans leur remarquable mémoire sur les dystrophies osseuses, décrivent ces formes cliniques avec précision, et en considèrent trois. Pour eux les malades se présenteraient :. | :
1° Avec une lésion simulant une tumeur de l'os :
2° Avec une fracture spontanée ;
2° Avec une fracture vicieusement consolidée, (cal soufflé):
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