‹ Contribution à l'étude du liber des AngiospermesChapitre 25 sur 33 · RAYON [ÉPAISSEUR DES DIVERS TISSUS EXTÉRIEURS AU CAMBIUM · texte numérisé non relu

RAYON [ÉPAISSEUR DES DIVERS TISSUS EXTÉRIEURS AU CAMBIUM

DE LA BRANCHE à E AE LIBER JUSQU'AUX É Jusqu'au FIBRES EXTRA- FIBRES ÉPAISSEUR

ESPÈCES ÉTUDIÉES CAMBIUM [LIBÉR. EXCLUSI-| pr ÉCORCE TOTALE : VEMENT

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Castanea vesca Sambucus nigra

Cissus quinquefolia….… Juglans regia

Vitis vinifera

Corylus Avellana Carpinus betulus Prunus domestica.....

Quercus Robur

La comparaison des mesures indiquées dans le tableau cidessus permet de constater que la région extérieure au cambium a subi un accroissement relatif plus considérable que le bois. Pour le Prunus domestica, le rapport des rayons du bois

St — 1,2, tandis que celui des épaisseurs des régions Le : 103 extérieures au cambium est Fi — 2,06. Chez le Sarothamnus

scoparius, non compris dans le tableau précédent, l’épaisseur de la couche formée par le liber et l'écorce a plus que doublé, tandis que le rayon de la tige jusqu’au cambium n’est qu’une fois et demie plus grand au-dessus qu’au-dessous.

Mais ce qui est plus caractéristique, c’est que dans la région extérieure au cambium c’est le liber qui a pris l’accroissement le plus considérable. Chez le Sambucus nigra, par exemple, l'écorce n’a pris aucun accroissement, tandis que le liber s’est énergiquement développé en épaisseur. Chez le Prunus domestica, cette épaisseur du liber à triplé, tandis que l'écorce n’a subi qu’un accroissement beaucoup moindre. Il suffit de

(1) Les nombres indiqués représentent des divisions du micromètre oculaire et non pas des millièmes de millimètre.

comparer les mesures indiquées, pour voir que ce fait est constant. Nous pouvons donc formuler les conclusions suivantes :

4° La tige tout entière a subi au-dessus de la mutilation un notable accroissement en épaisseur, tandis qu’au-dessous cet accroissement se montre nul ou très faible ;

2 L'ensemble du liber et de l'écorce s’est accru en plus forte proportion que le bois;

3° Dans cette zone extérieure, le liber surtout a pris une grande épaisseur.

Les faits que nous venons d’énoncer n’avaient pas été précisés par nos devanciers. On s’était contenté de dire que la ge s’accroît plus au-dessus de la décortication qu’au-dessous.

Sans entrer plus avant dans l’examen des conséquences diverses de la décortication annulaire, nous pouvons dire que le développement exagéré du liber au-dessus de la plaie montre que ce issu est plus riche que l'écorce en substances nutritives capables d’être utilisées pour lPaccroissement.

Mais les résultats sont tout différents si au lieu d’enlever les tissus jusqu’au cambium on se contente de gratter l’écorce jusqu'aux fibres extra-libériennes en se gardant autant que possible de toucher au liber. Malheureusement il est à peu près impossible d’arriver exactement à ce résultat. Cependant des expériences que nous avons faites sur le Sambucus nigra, le Cissus quinquefolia, la Vigne et le Tilleul, nous ont permis de constater les faits suivants :

1° Les bourrelets, formés presque uniquement de liège, sont sensiblement de même volume aux deux lèvres de la plaie ;

2° L’accroissement de la tige en diamètre n’est pas plus considérable au-dessus de la décortication qu’au-dessous ;

3° L’écorce contient une assez grande quantité d’amidon accumulée dans ses cellules au-dessus de la décortication ; il en existe beaucoup moins au-dessous.

Ces derniers faits, beaucoup mieux que les premiers, prouvent que le liber possède des propriétés essentiellement conductrices pour les substances nourricières de la plante.

1° Effets produits par les sections et par l'action de l'alcool

sur la disposition des contenus dans les éléments. — Nous avons déjà montré plus haut, en étendant à d’autres plantes et à d’autres organes l'observation de M. Fischer sur le pétiole de la Courge, qu’une section transversale opérée sur un organe détermine l’accumulation, sur les faces des cribles, du contenu muqueux des tubes criblés. Ce fait se produit sur une longueur variable suivant les plantes considérées, mais avec une constance remarquable; 1l est vrai pour tous les organes d’une plante, aussi bien chez les Monocotylédones que chez les Dicotylédones. Au contraire, cette accumulation des contenus est le plus souvent nulle ou très faible dans les autres éléments du liber et dans les cellules de l'écorce.

Ce phénomène ne peut être dù qu’à la circulation des matériaux vers la section et en effet la tranche du liber est toujours humide après une opération de celte nature.

L'effet que produit l'alcool dans ces conditions et qui se combine à l'effet de la section prouve que l’alcool pénètre beaucoup plus facilement par les tubes eriblés que par lesautreséléments. Les tubes criblés sont donc les éléments les plus conducteurs de la région extérieure au cambium.

2 Observation directe du passage des contenus à travers les cribles. — Chez les plantes où la perforation des cribles est parfaitement établie et en particulier chez la Courge, la Vigne, le Tilleul, nous avons observé maintes fois des boutons muqueux traversant les cribles et pénétrant d’un tube dans l’autre. Ces boutons muqueux sont presque toujours détruits par laction de l’alcool. Les figures 4, 5 et 7 de la planche XXI montrent nettement chez la Courge des espèces de gouttelettes allonagées traversant les cribles et pénétrant sur une grande lonsueur dans le contenu du tube voisin.

Ajoutons qu’au printemps, dans les plaques calleuses de la Vigne, on voit nettement des boutons de même nature s’insi-

nuer dans les stries des plaques calleuses.

Des faits que nous venons de signaler il résulte que le liber est doué d’un pouvoir conducteur beaucoup plus considérable que les autres tissus pour les substances autres que l’eau, et

que dans le liber les tubes criblés possèdent cette propriété au degré le plus élevé. a

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