‹ Contribution à l'étude du liber des AngiospermesChapitre 28 sur 33 · RÉSUMÉ DES PHASES SUCCESSIVES PAR LESQUELLES PASSENT LES TUBES CRIBLÉS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES PHASES SUCCESSIVES PAR LESQUELLES PASSENT LES TUBES CRIBLÉS

M. de Janczewski, dans le travail que nous avons rappelé si souvent, admet pour les tubes des Monocotylédones trois phases ou périodes successives : la période évolutive, la période active et la période passive. Chez les Dicotylédones, il ne cite plus la période évolutive, mais elle existe bien certainement dans sa pensée aussi bien que pour les Monocotylédones, et il y ajoute trois autres périodes : la période active, la période transitoire et la période passive.

Pour ce qui nous concerne, nous pensons que l’évolution des tubes criblés est la même, dans ses grandes lignes au moins, chez les Monocotylédones et chez les Dicotylédones. Nous la divisons en trois périodes d’inégale durée : la période ie la période transitoire et la période passive.

D’après ce que nous avons dit plus haut, le tube criblé est

déjà en activité dès avant la perforation des cribles. La perméabilité de certains points de la membrane assure le passage des substances d’un tube à l’autre. D'après M. de Janczewski lui-même, les tubes des Gymnospermes ne seraient jamais perforés véritablement. Nous avons montré que chez un grand nombre d’Angiospermes, où il a été impossible de mettre en évidence les filaments muqueux passant d’un tube à l’autre, rien ne prouve l'existence de ces filaments et la perforation réelle du crible. M. de Janczewski admet, d’ailleurs, que chez les Gymnospermes la période d’activité existe sans aucune perforation visible des membranes.

Il en résulte que nous sommes autorisés à faire commencer la période d’activité au moment même de la formation des tubes criblés. Dans cette manière de voir, la période évolutive de M. de Janczewski se réduit évidemment au temps nécessaire pour la genèse du tube criblé.

La période active se continue pendant un temps variable avec les plantes jusqu’au moment où le protoplasme des tubes perd son activité ; dès ce moment le crible se recouvre invariablement d’un cal.

Ici commence la période transitoire. Pendant cette période le cal s’épaissit à mesure que disparaissent le protoplasme et la matière albuminoïde que contenaient les vacuoles des tubes. Enfin au bout d’un certain temps le cal se résorbe, se dissout peu à peu et 1l ne reste plus qu’une cloison cellulosique avec des perforations plus ou moins grandes permettant le libre passage de l'eau d’un tube à l’autre. Dès ce moment le tube a atteint la période passive ; il conserve probablement encore la propriété de livrer passage à l’eau, mais il n’est plus apte à conduire les substances albuminoïdes.

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