‹ Contribution à l'étude du lupus primitif des gencivesChapitre 15 sur 36 · EVOLUTION ET COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

EVOLUTION ET COMPLICATIONS

C'est très lentement, d’une façon insidieuse, torpide que Flulcération succède au changement de teinte, c'est ainsi que CHOMPRET à pu examiner un malade agé de 29 ans chez qui le début des lésions remontait à neuf ans ; cette évolution explique que les lésions puissent souvent passer inaperçues ; nous n'avons relevé dans la littérature que deux cas où l’évolution ait été rapide, il s’agit d’un malade d’EnrarpT que nous avons signalé au début de la symptomatologie et du petit malade âgé de 5 ans dont nous publions l’observation.

Le lupus gingival semble avoir peu de tendance à la cicatrisation spontanée ; lorsqu'elle se produit en un point il n’est pas rare qu’en d’autres, l’ulcération continue sa marche lentement envahissante ; dans de rares observations on signale cependant que les lésions s’améliorèrent et cicatrisèrent mème sans avoir été traitées, le tissu conjonctif étouffe et éteint par sclérose interstitielle la néoformation cellulaire ; alors même que la cicatrisation a eu lieu, le malade n’est pas à l'abri des récidives toujours à redouter.

Dans le lupus, qui se comporte ordinairement comme une tuberculose locale relativement bénigne, l’état général est ordinairement bien conservé, les

complications sont rares.

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