‹ Contribution à l'étude du lupus primitif des gencivesChapitre 24 sur 36 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

10Y, HENNION, Frinauzr (In thèse, HENNION).

M°° N.., rentière, 5i ans.

Bons antécédents héréditaires. Père mort à 83 ans d'une congestion pulmonaire, mère morte à 63 ans a obstruction intestinale, les antécédents héréditaires sont également satisfaisants. La malade à eu une enfance et une adolescence indemne de maladie. A 40 ans, pleurésie séro-fibrineuse « à frigore ». La malade se remet bien, et son état général est resté très satisfaisant depuis cette époque.

Au mois d'octobre 1925, la malade va consulter M. Frivaurr chargé depuis longtemps du soin de sa denture pour se faire extraire la racine fracturée de la canine supérieure droite. Cette dent est mortifiée depuis longtemps, mais il n'y a pas de réaction apicale, et aucune fistule ne se voit dans la région vestibulaire ou palatine. | L'extraction est pratiquée à ce moment, mais M. Frivaurr est frappé par l’aspect de la muqueuse surplombant cette dent, à trois ou quatre millimètres au-dessus du collet de cette canine fracturée, à la jonction de la fibro-muqueuse gingivale et de la muqueuse vestibulaire proprement dite, on voit une plaque rouge foncé, indolente, saignant au moindre contact, qui est mise d’abord sur le compte d’une gingivite tartrique buccale. Interrogée, la malade déelare ignorer totalement cette lésion de sa muqueuse, et il lui est impossible par conséquent de dire à quel moment elle a commencé. 3

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