‹ Contribution à l'étude du lupus primitif des gencivesChapitre 30 sur 36 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

vestibule et au niveau de l’alvéole de la dent de six ans.

Nous reprenons les séances de scarification. En quatre séances, les granulations disparaissent progressivement.

Le 5 octobre, nous procédons à l’extirpation des peliles esquilles devenues mobiles, et nous curetons légèrement l’alvéole de la dent de six ans. L'os apparaît sain. |

Le 19 octobre, 3 novembre, 7 décembre 1932, . I juin 1933, nous revoyons le malade. Toute lésion locale a complètement disparu. L'état général demeure parfait. La cicatrisation n’est apparente qu'en un seul endroit, au niveau du frein vestibulaire, où la muqueuse à conservé longtemps un aspect plus terne, comme si elle était en cet endroit plus fragile.

Toutes les scarifications et le curetage ont été faits sous anesthésie au liquide de Bonain, Nous croyons que les petits séquestres éliminés furent en rapport avec les scarifications successives et nullement occasionnés par la lésion elle-même.

EPITHÉLIOMA OBSERVÉ SUR UN LUPUS DE LA MuUQUEUSE BUCCALE PHARYNGÉE

(Résumé)

Observation résumée de Auüpry et IVERSÈNE

Le lupus de la muqueuse bucco-pharyvngée n'est pas rare, et d'autre part, l’épithélioma complique le lupus de la peau plus souvent qu'on ne le pensait autrefois. Mais le lupus des muqueuses compliqué d’épithélioma parait être exceptionnel. Nous publions ‘une observation où le diagnostic a été difficile et fait seulement par l'examen histologique.

Pierre S..., âgé de 49 ans, père phtisique, antécé-

dents personnels nuls, fait remonter à trois ans seulement les accidents qui ont marqué pour lui le début de la maladie qui l'amène consulter, Il se plaint de douleurs à la déglutition toujours croissantes depuis cette époque,

À son entrée à la clinique, il présente un amaicrissement extrème, de la pâleur, de l'atonie, s’alimente mal à cause de la douleur de déglutition. I ne tousse pas.

L'auscultation ne révèle aucun signe pathologique. Au niveau de la bouche sur tout le voile existe une ulcération rougeâtre mamelonnée, couverte d’exsudats à bords nets séparés de la peau saine par un sillon peu profond, Cette ulcération s'avance sur la ligné médiane jusqu'au palais osseux ; latéralement, jusque sur les joues et, sur la muqueuse gingivale rétromolaire ; en arrière jusqu'à Famygdale et sur les parties latérales du pharynx ; en bas atteint le segment postérieur de la langue couverte de bourgeons jaunes et rouges, brillants, irréguliers : la lésion est surtout développée dans les fossettes épiglottiques.

Examen laryngoscopique (D EscaT)

Epiglotte envahie, infiltrée, épaissie, rosée. Le vestibule du larynx et la glotte présentent des lésions catarrhales. Sur le voile où la surface est grenue, papillaire presque végétante, bords limités par un sillon net, profond, sans décollement.

Sur les joues, des lésions superficielles séparées des muqueuses saines par un bord épidermique blanchàtre. Là, comme sur l’amygdale et sur le pharynx, couleur rose vif, petites saillies blanchâtres, qui sont probablement des petits exsudats ou des débris d’épiderme. Toucher douloureux.

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