LOUE
Adénopathie sous-maxillaire multiple. Diagnostie hésitant entre tuberculose et cancer. Excision dans le segment jaune du voile où le bourgeonnement, l'aspect épithélioïde ont une apparence singulière.
Après alcool, paraffine, coloration au bleu polychrome une coupe est pratiquée par M. Sarpa qui -montre
Sur les parties profondes du fragment enlevé, les 16sions normales de lupus, des nodules complets avec cellules géantes, cellules épithélioïdes, etc...
Sur les parties superficielles, ulcérations singulières, variées.
a) L'épiderme assez épais avec un système de pointes de SCRULTZE très apparent.
Les parties profondes de la couche de Malpighi et la couche cylindrique ne sont plus reconnaissables.
Les cellules ont subi une dégénérescence vacuolaire d'où aspect alvéolé.
C’est exactement l'apparence des couches profondes du mamelon dans la maladie de PAGET, à l’exception des figures encapsulées. Get état alvéolé détruit parfois la démarcation nette entre l’épithélioma et le tissu conjonctif. Les glandes bien conservées, semblent refoulées vers la profondeur.
Au-dessous existe, soit un tissu lupique, soit un tissu conjonctif infiltré:
b) Ailleurs on voit
Une infiltration diffuse des cellules épithéliales cubiques ou atypiques, disposées en boyaux entre des cloisons conjonctives, et qui n’attaquent pas encore les canaux des glandes.
Enfin, sur des bourgeons extérieurs, il existait une structure typique d’épithélioma : cellules serrées, evlindriques, noyaux volumineux, riches en chromaline, allongés, entre des cloisons conjonctives sur les-
quelles la couche profonde repose perpendiculairement, c'était l'apparence d’épithélioma sous-épidermique. Il était impossible de déterminer l'extension exacte du processus distinctif.
L'on pense que le point de départ fut glandulaire. « Cette dernière lésion nous paraît distincte de l'infiltration des cellules cubiques, claires, disposées en minces boyaux alvéolaires que nous avons signalée comme représentant une dégénérescence peut-être Également épithéliomateuse de certains points de l'épiderme de la muqueuse. » é
Les premiers examens révélant seulement le lupus on fit une séance de galvanocaustie. Ensuite on fit le diagnostic de l’épithélioma ; on abandonna tout traitement.
La cachexie progressa rapidement.
« À tous égards, cliniquement et histologiquement, l'observation nous a parue intéressante, car elle indique ici l’existence d'un processus de dégénération épithéliale et épithéliomateuse bien singulier et inobservé dans de telles conditions. »
Forme EROSIVE GENGIVO-ALVÉOLAIRE DE LA TUBERCULOSE BUCCALE
Observation rapportée par le Professeur SABRAZES, à la Société de Médecine et de Chirurgie de Bordeaux. Séance du 23 mars 1923. (In Gaz. dans Sc. Méd. de Bordeaux et du Sud-Ouest, 8 juillet 1923, p. 817).
T, P:..7 24 ans, éhéniste, adressé par M. R.…, présente depuis juillet une lésion ulcéreuse ayant débuté par un petit bouton, ulcéré secondairement, sur le bourrelet gingival entourant la dernière incisive droite du maxillaire inférieur et creusant entre la canine el
cette incisive. La lésion présentait de pelits points jaunâtres.
Elle progressait lentement dénudant de plus en plus les incisives.
Une biopsie, une inoculation au cobaye le 23 mars de l’année suivante permit d'affirmer la nature tuberculeuse.
Une opération consistant dans une résection du rebord alvéolaire correspondant, suivie de multiples cautérisations au thermocautère permirent d'arrêter cette lésion. Le malade avait eu à 16 ans des ganglions fistulisés du cou trailés, mais n’avait pas de B. K. dans les crachats.
Ce cas appartient à la catégorie des formes lentes insidicuses de tuberculose gingivo-alvéolaire.
Observation personnelle recueillie dans le Service de Stomatologie du Docteur Rousseau-DEGELLE àl Hépital Lariboisière.
Le 8 février 1933, M% X..., âgée de 33 ans, danseuse, vient consulter à Lariboisière pour une lésion gingivale qui l’inquiète du fait de sa chronicité.
Le début des lésions remonte à novembre 1932. La malade rapporte sa lésion actuelle à un léger traumalisme de sa muqueuse par un os de poulet. A Ia suite de cette piqûre accidentelle, lentement la muqueuse se serait ulcérée. Les lavages de bouche à l’eau oxygénée, les applications de teinture d’iode n'amènent aucune amélioration. La lésion ne s'accompagne d'aucune douleur, si bien que la malade attend assez patiemment la guérison. Mais en janvier, l’ulcération s'étend : son siège la rend apparente au moindre sourire. C'est alors que la patiente se décide à venir à la consultation de Lariboisière.
Le 8 février, nous l’examinons pour la première