‹ Contribution à l'étude du lymphadénome du testiculeChapitre 5 sur 10 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Nous étudierons successivement les lésions locales et les lésions observées à distance.

a. — Lésions locales. — Le lyrnphadénôme est généralement moins volumineux que le sarcome ou le carcinome. Il n’excède guère le volume d’une orange, c’est exceptionnellement que le Prof. Trélat a pu rapporter un cas où la tumeur mesurait environ 14 centimètres dans son grand diamètre vertical, et 7 centimètres dans son diamètre transversal.

Le néoplasme occupe habituellement toute la glande qui est seule atteinte : les enveloppes du testicule sont généralement indemnes, et la vaginale intacte ne renferme pas de sérosité : le testicule seul est touché, Pépididyme est respecté et il apparaît aplati comme un ruban à la surface de la tumeur: il a perdu ses dimensions normales, et cette atrophie paraît due à la compression exercée sur lui parie néoplasme sous-jacent. Dans un cas de Ricard cependant, Pépididyme était envahi au même titre que le testicule et la récidive suivit de très près l’intervention.

La tumeur a généralement une forme régulière et conserve celle du testicule qui semble simplement augmenté de volume. Sa consistance est égale en tous les points.

elle est élastique et présente une certaine résistance au doigt qui la palpe.

Si on fait une coupe de la tumeur, on constate qu’elle présente une coloration gris rosé. Suivant Malassez la surface est ordinairement égale et vaguement lobulée : « Les lobules peuvent affecter une disposition particulière qui serait assez caractéristique. Ils ne sont pas comme dans le sarcome ou le cacinôme sphériques ou ovoïdes, indépendants de la structure de l’organe, mais paraissent, au contraire, correspondre aux lobules normaux de la glande. Ils rayonnent à partir du corps d’Highmore, comme si l'envahissement se faisait en même temps, quoiqu’à des degrés divers sur les différents départements tubulaires, respectant pendant un certain temps les travées conjonctives qui du corps d’Highmore vont à l’albuginée ».

Si avec la lame du couteau on racle la surface de la section, on remarque qu’elle présente un aspect et une consistance uniforme ; toutefois, mais rarement, on découvre des points craseux ramollis et un piqueté hémorrhagique que masque un suc laiteux que bon enlève facilement en plaçant la pièce sous un fdet d’eau.

Le canal déférent qui part de l’épididyme est ordinairement sain, cependant on l’a vu augmenté de volume.

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