‹ Contribution à l'étude du lymphadénome du testiculeChapitre 7 sur 10 · EVOLUTION · texte numérisé non relu

EVOLUTION

Nous avons dit au début du chapitre précédent que l'affection avait une évolution plutôt lente, et qu’elle du-

rait plusieurs années; on cite un cas où l’opération ne fut pratiquée qu’au bout de huit ans.

Nous diviserons la marche clinique du lymphadénome testiculaire en deux périodes.

Dans la première, dite de simple tumeur, l’affection est pour ainsi dire silencieuse, c’està peine si le malade porte son attention sur la tuméfaction indolente qui distend son scrotum et c’est par hasard en faisant sa toilette qu’il la découvre. Certains malades, loin de s’en inquiéter outre mesure, continuent pendant des mois et même des années à vaquer à leurs occupations journalières, jusqu’au jour où le néoplasme, par l’augmentation toujours croissante de son volume, finisse par inquiéter le malade qui alors se décide à consulter le médecin.

Dans la seconde période, dite de généralisation et de cachexie, le tableau clinique se modifie, la tumeur testiculaire qui jusque-là avait évolué lentement, augmente assez rapidement de volume, l’autre testicule est également atteint parle néoplasme. Le palper de lalosse iliaque et de l’abdomen y révèle la présence de masses ganglionnaires, en

divers points du corps et notamment à la face et au cou apparaissent des tumeurs sous-cutanées qu’un observateur inexpérimenté prend pour des kystes ou des lipomes. L’état général s’altère, l’amaigrissement a fait des progrès sensibles, le teint est pâle, jaune, cireux, l’appétit est diminué, la constipation est remplacée quelquefois par de la diarrhée et le malade est souvent pris de vomissements.

La toux est fréquente ; la dyspnée apparaît, indice d’une métastase pleuro-pulmonaire.

Les urines sont rares et albumineuses. L’apparition d’un œdème des membres inférieurs coïncidant avec un affaiblissement extrême du malade annonce une mort prochaine qui est la fin habituelle du lymphadénome testiculaire.

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