NE I
aux deux épaules et au bras gauche, sous forme de douleurs rétro-sternales, elles relèvent de la compression par la tumeur, des nerfs intercostaux ou du plexus brachial, de l'érosion du plastron stermocostal.
Les signes fonctionnels groupés ou isolés conduisent à l’examen du thorax : l'inspection montre une déformation au n iveau de l'union du manubrium et du sternum qui fait en avant un angle obtus (Letullee) ; le cou est augmenté de volume jusqu'à la région mastoïdienne.
La palpation montre une Heu dure, ligneuse qui. comble les espaces intercostaux et empêche de percevoir les battements vasculaires carotidiens, aortiques et de la pointe.
La percussion révèle une matité de bois, absolue, qui correspond au point de contact de la tumeur avec la paroi thoracique; cette matité est relative dans les zones où la tumeur est plus éloignée, sa forme est assez régulièrement pyramidale à base diaphragmatique, à sommet situé au niveou de la fourchette sternale.
L'auscultation montre des zones de silence res-. piratoire ou de collapsus asélectasique : souffle bronchique qui prend parfois le timbre caverneux (Langell). La bronchophonie avec souffle bronchique et pectoriloquie aphone, traduisent la compression trachéo-bronchique (Harvier).
L'auscultation du cœur montre les bruits assourdis. Dans le seul. cas de Lorenzini, un murmure
asystolique traduisait la compression de l'artère pulmonaire. jé Er
La Hé considérée par Letulle comme un symptôme de tumeur du m édiastin, a une grosse valeur; Ross l’a observée dans la moitié des cas; nous l'avons relevé 9 fois sur 22 cas. Dans l'observation de Quignon elle est hémorragique, la formule de cette pleurésie mérite de retenir l'attention. Ross remarque que sa formule est celle d'une pleurésie à lymphocytes, dans tous les cas qu'il a étudiés. Harvier qui regarde l’épanchement comme transsudatif y observe 6o % de lymphocytes.
Dans tous les cas l’inoculation aux cobayes est négative, il y a là mieux qu'une conïincidence : reportons-nous À un cas de lymphadénome du médiastin publié par Boldin. Dans le liquide pleural il trouve 88 % de lymphocytes, là aussi l'inoculation au cobaye est négative, mais à l’autopsie on observe sur la plèvre droite de nombreux petits points jaunâtres simulant à première vue de petits tubercules miliaires ; à l'examen histologique, ils sont formés d'un tissu réticulé contenant dans ses mailles des lymphocytes typiques ; il assistait done à la chute des éléments néoplasiques dans le ‘liquide pleural. Get épanchement se reproduit rapidement et son évacuation soulage peu la dyspnée.
Le cas publié par Roccavilla nous paraît constituer un problème de diagnostics très difficiles, il s’agit d'un homme de 50 ans chez qui est survenu sans autres signes, une paraplégie isolée, cet hom-