‹ Contribution à l'étude du lymphosarcome primitif du cæcumChapitre 10 sur 20 · SG CP · texte numérisé non relu

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VPintestin est riche en tissus réticulé, et un sarcome globo-cellulaire infiltrant cette muqueuse, peut sembler posséder un réticulum qui ne lui appartient pas en propre. Mais ne peut-on pas admettre aussi que la richesse de l'intestin en tissu réticulé, le grêle surtout, le prédispose, plus qu'aucun autre organe, à donner naissance à des sarcomes de la forme réticulée, décrite précisément sous le nom de lymphosarcome ? La fréquence des propagations lymphatiques, inaccoutumée dans le sarcome ordinaire, ne donne-t-elle pas une vraisemblance à cette hypothèse, que le lymphosarcome est au contraire la forme habituelle du sarcome de l'intestin grêle ? »

Nés dans la sous-muqueuse, la muqueuse étant généralement intacte, tout au moins pendant longtemps, les placards néoplasiques envahissent les tuniques intestinales suivant une marche excentrique.

Les bourgeons sarcomateux se propagent dans les tuniques musculaires, en suivant les lacs et les vaisseaux lymphatiques qui les traversent. Les couches musculeuses sont sectionnées et leur élément, subissant la dégénérescence hyaline, s’atrophient.

Des sécrétions tumorales toxiques paralyseraient peut-être les fibres musculaires, permettant ainsi la dilatation si particulière à certaines formes. L’envahissement des autres tuniques a lieu suivant un procédé d'infiltration analogue.

Nous avons déjà vu l’envahissement ganglionnaire et les métastases. Ces métastases lymphatiques sont

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d’une haute malignité « à tel point qu’on a pu noter le passage dans le sang d’un nombre si élevé d’éléments tumoraux, qu’un véritable état leucémique s'était constitué » (Leveuf et Godard).

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