ETUDE CLINIQUE
Avant d'aborder l’étude clinique du lymphosacome cæcal, nous précisons qu'aucun signe n’est pathognomonique de cette tumeur, ce qui explique que le diagnostic préopératoire n’est jamais porté. Nous avons recueilli dans la littérature médicale une cinquantaine d’observations de lymphosarcomes intestinaux. Deux fois seulement, le diagnostic avait été entrevu : cas de Craix (1925) sur le grêle ; cas de Brodin-Lardennois-Tedesco (1935), sur le jéjunum. Ce dernier, grâce à l’appoint précieux de la radiologie.
Les différents symptômes que nous rapportons n’ont donc qu’une valeur de probabilité, mais ils sont régulièrement mentionnés dans les différentes publications ayant trait à cette maladie.
A la période de début, le lÿmphosarcome du cæcum est absolument silencieux. Les signes physiques font défaut. Quelques signes fonctionnels divers peuvent être rencontrés, sous forme de troubles dyspeptiques vagues, survenant par crises, vomissements périodiques, coliques sans lendemain, douleurs vagues et passagères.
Par contre, l’état général du malade est déjà touché : fatigue, anorexie, amaigrissement, poussées