‹ Contribution à l'étude du lymphosarcome primitif du cæcumChapitre 12 sur 20 · DD · texte numérisé non relu

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fébriles, anémie, survenant sans causes apparentes, peuvent inquiéter le malade ou son entourage.

Rapidement, la maladie arrive à la période d'état, celle où le médecin est le plus souvent consulté.

A ce moment, les signes fonctionnels sont divers :

Les douleurs apparaissent, elles sont vives « hors de proportion avec la bénignité des accidents d’obstruction » (Farr), avec irradiations caractéristiques dues aux compressions nerveuses rétrocæcales, vers le pli inguinal, la région lombaire, dans le territoire du femoro-cutané, du crural.

Les troubles du transit intestinal sont variables, le plus souvent on note de la constipation, avec débâcles de fausse diarrhée. L’hémorragie intestinale est exceptionnelle.

Par contre, l’état général du malade est toujours gravement atteint. On note de la fatigue, de l’anorexie, un amaigrissement considérable, surtout une anémie qui ne manque jamais, pouvant devenir pernicieuse. Le malade se présente parfois comme un infecté avec poussées thermiques variables.

Mais leur seul signe vraiment constant et caractéristique, c’est la tumeur abdominale. D’apparition rapide, rencontrée sur le grêle à des hauteurs variables, prêtant facilement à confusion, ici elle est généralement bien nette.

Tumeur siégeant dans la fosse iliaque droite, de volume important, même à un stade peu avancé de la maladie, de la grosseur d’un poing, d’une orange, d’une tête de fœtus, elle affecte une forme cylin-

drique, oblongue, pyriforme ou globuleuse, parfois bosselée.

Pendant un temps mobile avec les divers mouvements imprimés au malade, elle est longtemps mobilisable à la palpation, ayant déjà subi un mouvement ascensionnel par rétraction du méso ou de l’épiploon. Bientôt, elle va se fixer à la paroi postérieure, aux anses intestinales voisines, à la vessie.

La palpation est peu ou pas douloureuse.

Elle est classiquement mate à la percussion. Pour Tchouproff, elle donnerait un son particulier, expliqué par le fait que la lumière intestinale est conservée, tandis que sa paroi est considérablement augmentée, et qu’il décrit sous le nom de « sonorité {ympanique sourde au devant de la tumeur ».

Le toucher vaginal ou rectal va localiser le sarcome par rapport aux limites du petit bassin.

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