‹ Contribution à l'étude du lymphosarcome primitif du cæcumChapitre 14 sur 20 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Nous avons vu quels étaient les éléments du diagnostic clinique. Rappelons l’intensité des signes généraux qui frappent le malade et la pénurie des signes fonctionnels qu’il accuse.

« Anémie, pâleur, amaigrissement, précèdent en général et de beaucoup, l’apparition des signes intestinaux ». (T. S. Raïiford).

« Ce qui frappe, c’est la dissociation entre les signes généraux qui sont marqués, et les signes locaux qui sont masqués. >» (Mumey.)

La tumeur est le seul signe constant et caractéristique, il importe donc de la localiser, par rapport à l'intestin.

L’hémorragie intestinale, quand elle existe, donne déjà des signes de probabilité.

La radiologie donnera souvent des renseignements intéressants. On peut donner au malade un repas baryté, puisque la lésion n’est pratiquement jamais sténosante. Il montre l'intégrité du transit iléal.

Mais c’est le lavement opaque qui va fournir l’appoint le plus précieux.

A la radioscopie, celui-ci progresse souvent d’une façon irrégulière, avec encoche spasmodique. Mais,

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dans presque tous les cas, il montre une intégrité du calibre intestinal au niveau de la tumeur, que l’on peut alors palper sous écran, pour apprécier sa mobilité, et même la repérer avec un fil métallique sur la peau.

On peut alors prendre un cliché, ou mieux, après évacuation du lavement opaque, et insufflation de 800 cc. à 1.400 cc. d’air dans le côlon, utilisant ainsi la méthode du double contraste : une couche mince et homogène de baryte dessine finement la muqueuse colique, mise en valeur par la clarté gazeuse.

Les images sont bien peu caractéristiques.

« L’infiltration se manifeste, outre la rigidité segmentaire, par une dilatation de la lumière. Les plis longitudinaux sont conservés dans cette forme infiltrante. Mais ce sont des subtilités diagnostiques peu probantes ; ce qui domine, c’est la disparition de la mobilité, et on ne saurait la considérer comme pathognomonique d’une tumeur maligne. » (Hrabrovsky.)

Exceptionnellement, on pourrait observer une image lacunaire régulière, due alors au refoulement de la muqueuse dans la lumière intestinale, par la tumeur à un stade avancé de son évolution.

La radiologie a cependant montré qu’il s'agissait :

— d’une tumeur cæcale,

— avec conservation de la lumière intestinale.

Des examens complémentaires ont été proposés.

L'analyse du contenu intestinal montrerait la présence du bacille lactique. Ce fait, constant, serait pour Schmidt, caractéristique du lymphosarcome intesti-

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