‹ Contribution à l'étude du lymphosarcome primitif du cæcumChapitre 16 sur 20 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

C’est avant tout un traitement chirurgical.

Après mise en œuvre du traitement pré-opératoire habituel, consistant en une amélioration de l’état général et une préparation anti-infectieuse, il va falloir pratiquer autant que possible une intervention radicale, identique en tous points à la cure du cancer du cæcum.

Sous anesthésie générale, ou suivant le cas, rachianesthésie ou anesthésie loco-régionale, on fera une hémicolectomie droite.

Plusieurs méthodes sont en présence :

1° Soit colectomie avec extériorisation,

— colectomie extra-péritonéale immédiate avec anus in situ.

— colectomie retardée de l’anse extériorisée.

2° Soit colectomie intra-péritonéale en un temps, sans dérivation préalable, dite opération «idéale » de Reybard.

3° Soit hémicolectomie droite avec dérivation interne préalable, suivant la technique de Gosset.

Cette dérivation consiste en une iléotransversostomie, avec exclusion unilatérale.

L'intervention comprendra en tous cas :

— Une exploration minutieuse des lésions, intestinales et ganglionnaires, car « l’aire de dissémination cancéreuse est beaucoup plus vaste, plus diverse qu’on ne le croit souvent ». (Gosset).

— La résection des quinze derniers centimètres de l’iléon, du cæcum, du côlon ascendant, du 1/3 ou de la 1/2 externe du côlon transverse.

— La résection du mésocôlon, parallèle à la résection intestinale.

Le transit intestinal est rétabli par anastomose :

— soit termino-terminale,

— soit termino-latérale.

Si l’on opère en un temps, il est préférable dans certains cas, de faire une dérivation par iléostomie à la Witzel.

Mais, dans certains cas, la tumeur est trop étendue pour qu’on puisse pratiquer une intervention radicale.

On sera amené alors à faire, soit :

— l’iléotransversostomie,

— ou l’iléosigmoïdostomie.

Enfin, comme pis aller :

— l'anus cæcal,

— ou même la fistule iléale.

Parfois, c’est à l’occasion d’une complication, perforation au niveau de la tumeur, invagination, occlusion sur une adhérence, que l’on se trouve obligé d'intervenir,

La technique opératoire s’inspirera alors du siège des lésions et de l’état de l'intestin.

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Mais la cure radicale terminée, il faut compléter ce traitement chirurgical par la mise en œuvre des agents physiques et en particulier, la radiothérapie profonde.

Nous n’avons, sur ce point, que bien peu de documents précis. Cependant, de nombreux chirurgiens, à propos des sarcomes du grêle, signalent l'utilité de cette thérapeutique.

« Dans un cas inopérable, signalé par Di Pierra, les rayons X ont amélioré le malade. De même, Crile et Portmann, dans un sarcome du diverticule de Meckel, ont eu après résection et radiothérapie un résultat satisfaisant, mais qui ne datait que d’une année. » (Leveuf et Godard).

Charleux et Cuny (1934) publient l’observation d’un enfant de trois ans, porteur d’une invagination par lymphosarcome du grêle. Après résection, il subit un traitement radiothérapique de 4.000 R. en deux séances, à 48 heures d'intervalle, parfaitement supportée, et reste cliniquement guéri depuis 1 an 1/2.

Brodin. Lardennois et B. Tedesco (1935), complètent une intervention chirurgicale pour lymphosarcome du grêle chez un adulte par un traitement radiothérapique de 10.000 R. Celui-ci détermine une anémie importante, facilement curable par la suite, et le malade est en parfaite santé, un an après.

En résumé : « L’irradiation est indiquée dans tous les cas, comme traitement palliatif dans les cas inopérables, et pour prévenir les récidives dans les cas opérables. >» (Ulmann et Abeshouse).

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