RESULTATS
Il faut reconnaître qu’ils sont presque toujours décevants. Quelques rares succès mis à part, la haute malignité de ces tumeurs emporte les malades dans un temps très court.
Farr, en 1913, accuse une mortalité opératoire de 33 % et ajoute que les résultats éloignés sont décourageants.
Loria, en 1925, commentant 31 larges résections du grêle, note 20 survies opératoires et 5 morts en quelques semaines. Deux malades ont dépassé un an, un a dépassé 8 ans. Selon lui, les enterostomies palliatives peuvent prolonger les malades de quelques mois. Il n’a enregistré aucun succès de la radiothérapie ni de la curiéthérapie.
Ullmann et Abeshouse (1932), étudiant les Ilymphosarcomes du grêle donnent comme mortalité opératoire immédiate 17 %, 32 % des opérés auraient vécu plus d’un an.
Sur 85 malades traités, 2 vivaient 10 ans après l’intervention. La durée moyenne de la vie aurait été 19 mois
Des quatre observations que nous rapportons, seul le malade de Mirotworzew vivait 9 mois après l’inter-
pad er
vention. Le malade de Lambret n’a survécu que 14 heures, les deux autres, moins de deux mois.
On comprend dès lors l’opinion de tous ceux qui estiment le lymphosarcome intestinal au-dessus des ressources actuelles de la thérapeutique.