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À part la constipation, aucun signe fonctionnel digestif n’est à signaler.
L'examen de l’appareil urinaire reste négatif. En particulier, il n’y a ni dysurie, ni oligurie. Un interrogatoire minutieux n'arrive à déceler aucune hématurie. Les urines sont normales, en quantité et en qualité.
Le reste de l'examen somatique est négatif. L'examen des zones ganglionnaires montre l’absence d’adénopathie.
En présence d’un pareil ensemble clinique, on porte le diagnostic de tumeur intra-abdominale, probablement d’origine intestinale, en raison surtout de l’entérorragie antérieure, et on pense alors qu’il s’agit de tuberculose intestinale.
Une réserve est faite cependant sur l’origine rénale possible de cette tumeur.
Pour trancher le diagnostic une laparotomie exploratrice est décidée.
Sitôt le ventre ouvert, on trouve dans la région iléocæcale une volumineuse tumeur englobant tout le cæcum et la portion terminale de l’iléon. D’aspect lardacé, nullement proliférante elle n’a aucune limite nette. Elle est très dure. Chose surprenante l’exploration de la région ne montre aucune adénopathie satellite. Il s’agit manifestement d’une tumeur maligne dont on décide de tenter l’exérèse.
On pratique une résection en bloc de tout le segment colique envahi, comprenant le cæcum en entier. L’abouchement iléo-colique est réalisé par anastomose terminolatérale. Fermeture aux fils d’argent avec drainage. Le transit intestinal est ainsi rétabli.
Malgré la rapidité d’exécution, à la fin de l’opération, le petit malade est dans un état de choc assez marqué avec visage pâle, extrémités froides, pouls petit, rapide. Ce choc ne fera que s’accentuer dans les heures qui sui-
vent l’opération, en dépit d’un traitement général des plus énergiques, et la mort survient au milieu de phénomènes de collapsus cardiaque, quatorze heures après l'intervention. L’autopsie ne put être pratiquée.
Examen de la pièce opératoire. — La tumeur du volume d’une grosse tête d’enfant, englobe toute la région iléo-cæcale, transformée en un bloc dense et compact ; vers son pôle inférieur, on voit l’appendice qui paraît normal à gauche surgit la terminaison de l’iléon. On n'arrive pas à repérer dans cette masse l'intestin qui y est complètement noyé. Le méso-côlon est infiltré et épaissi.
Cette masse blanchâtre, parsemée de zones nécrotiques ou hémorragiques, est uniformément dure.
Elle crie sous le couteau, et sa coupe montre que la lumière intestinale est conservée et même élargie en certains points. L’épaississement de la paroi cæcale est considérable, surtout à droite, atteignant parfois 7 à 8 cm. d'épaisseur.
Il est formé par un tissu d’aspect lardacé, dense et dur.
À l’examen microscopique des divers fragments prélevés sur cette tumeur, on est frappé immédiatement par l'intégrité de l’épithélium glandulaire de surface, ainsi que le faisait déjà prévoir l’examen macroscopique. S’opposant à l'intégrité de l’épithélium, le tissu conjonctif sous-séreux apparaît profondément remanié. Son squelette conjonctivo-vasculaire est complètement disloqué. Il n’en persiste que quelques traînées fibroïdes, entre lesquelles on observe une prolifération néoplasique qui l’épaissit considérablement, au point de le faire apparaître en certains points dix fois plus grand que le reste de la paroi.
Cette néoplasie est caractérisée par une pullulation de cellules rondes, qui ne sont ni volumineuses, ni polymorphes mais qui ont la taille d’un lymphocyte ou d’un
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lymphoblaste et qui sont tassés les uns contre les autres.
La trame est complètement disparue, on y observe de fréquentes atypies nucléaires, de l’hyper et de l’hypochromasie, des mitoses normales et anormales. On rencontre aussi des lacunes vasculaires arrondies ou ovalaires, des plages hémorragiques.
Une telle image correspond à un sarcome globo-cellulaire à caractère plutôt lymphoblastique.
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