‹ Contribution à l'étude du Mal perforant: Étiologie multipleChapitre 18 sur 28 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(Tirée du Mémoire de MM. Boursier et Lagrange.)

HÉMATORHACHIS TRAUMATIQUE. — MAL PERFORANT PLANTAIRE. — ULCÉRATIONS MULTIPLES. — GUÉRISON.

Nicolas V..., 31 ans, charpentier employé à la construction de l’église Saint- Pierre, tombe de vingt-cinq pieds de hauteur sur le sol; le malade, dans sa chute à perdu connaissance au point de ne pouvoir bien nettement expliquer la façon dont il est tombé ; il croit cependant être tombé sur les ischions, où existe une plaie légère et une douleur assez violente.

Rien à la tête. (16 mars 1882.)

Au bout de quelques instants, le malade reprend connaissance et se retrouve dans une pharmacie où l’avaient transporté ses camarades. À ce moment, il éprouve des douleurs de reins très vives qui lui arrachent des cris, et souffre beaucoup au niveau des ischions. Impossibilité absolue de se relever et de marcher. |

Porté sur un brancard à l'hôpital, le blessé attire de suite l’attention sur la région dorso-lombaire, siège de très grandes souffrances : dix sangsues y sont immédiatement appliquées.

État actuel. — Insensibilité de toutes les parties du corps situées audessous de la région vertébrale douloureuse, pieds, jambes, cuisses, verge. Le mafade n’a pas uriné et n’a pas été à la selle depuis son accident ; mais il peut

remuer ses jambes et se retourner sur le ventre pour permettre l'application des sangsues. Pas de fractures de la colonne vertébrale.

17 mars. — Le matin, le malade ‘se plaint de n’avoir pas encore uriné depuis l'accident.

Évacuation d’un litre et demi d’urine normale.

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