LÉGISLATION
Les législateurs ont voulu codifier et limiter les traitements intéressant les eaux-de-vie et, par conséquent, le cognac. C’est ainsi que l’article 8 du décret du 19 août 1921 dispose que :
« «. Sont considérées comme frauduleuses les manipulations et pratiques destinées à améliorer et bouqueter les eaux-de-vie naturelles, en vue de tromper l’acheteur sur les qualités substantielles, leur origine ou leur espèce.
&S 45. — Mais la restriction ne concerne pas les eauxde-vie colorées ou édulcorées par une légère addition de caramel ou de sucre, à condition que ces opérations soient renfermées dans les limites consacrées par l’usage. Par circulaire du 13 octobre 1910, le service de la répression des fraudes à déjà autorisé l’addition de sirop de sucre de raisin.
« $ 47. — Légale aussi l’addition aux eaux-de-vie, d’eau boisée, c’est-à-dire d’eau distillée dans laquelle on a fait infuser ou macérer des copeaux de bois de chêne. Mais elle est seulement admise si elle n’excède pas la proportion nécessaire pour amener ces produits, par un mouillage, au degré de consommation, lorsqu'ils ont été fabriqués à un degré supérieur.
&$ 48. — En définitive, les additions licites de substances
CT
{ à sont limitées au caramel, au sucre et à l’infusion de copeaux de chêne.
« $ 82. — Quant au coupage avec de l’eau, il est permis sans limitation, pourvu que la richesse alcoolique reste au moins égale au degré minimum imposé pour les diverses eaux-de-vie à appellation contrôlée ou réglementée au stade de la vente à la consommation. Dans tous les cas, ce degré est sensiblement supérieur à 35° [21].»
Nous connaissons maintenant la préparation de la matière première. Nous en arrivons à l’étude qui nous occupe, la présence de manganèse dans les cognacs. Cetté présence estelle frauduleuse, normale ou accidentelle ?
Le manganèse que l’on peut trouver dans le cognac, en dehors de l’origine qu’il peut avoir et que.nous verrons plus loin, peut être le résultat d’une falsification du produit dans le but d’en accélérer le vieillissement par oxydation.
Nous avons apporté notre contribution à cette étude en donnant des résultats obtenus à partir de cognacs connus, quant à leur origine et leur conservation. Nos travaux permettront de tirer certaines conclusions qui pourront être utiles dans le cas d’expertises par exemple.