I. — COGNACS « NATURELS
En premier lieu, il convenait de rechercher si une eaude-vie ne contenait pas, à sa sortie de la chaudière, trace de manganèse. Nous avons fait quatre dosages sur des prises d'essai importantes, et jamais nous n’avons pu y mettre la plus petite quantité de ce métal en évidence. Sur le produit final, nous avons vérifié que la densité optique ne
5 2ans M. Barrique neuve LES Re 1 Tierçon tee 10 Demi-muid 4 D. Bar. employée une fois 4 L. Barrique neuve 4 L, Barrique usagée 4 E Demi-muid 5 > Tierçon 55 L. Bar. neuve + bar. usagée Br CH. Barrique usagée 6 L. Bar. employée deux fois =7 Is — — re D: Barrique usagée 8 M. = 10 D, — — 11 IDR — — 13 E. Tierçon 13 M. Barrique usagée 15 D. — — 19 | 9 Tierçon 22 (Go Barrique usagée 25 L: Tierçon 32 D. Barrique usagée 47 Ch. Tierçon 54 12 Barrique usagée
Nous le voyons, l'extrait sec ainsi que les cendres sont une conséquence directe des logements des cognacs. De toute façon, ils ne sont jamais bien élevés. Pour ce qui
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est de la teneur en manganèse, nous tirons les déductions suivantes : il n’est pas décelable dans les premiers mois qui suivent la distillation dans les cognacs <« naturels». Il augmente au fur et à mesure que le cognac vieillit; d'autant plus rapidement qu’il est logé dans des futailles de fabrication plus récente.
Prenons l'échantillon n° 14, sa teneur en manganèse semble anormale pour un cognac de cinq ans. Nous n’avons pu faire certifier pendant combien de temps, mais il avait été logé auparavant dans des barriques neuves. Le n° 19, qui a huit ans, peut bénéficier de la même remarque.
Entre les n°° 3 et 4 qui ont seulement huit mois de différence d’âge, dont le logement est identique, qui sont placés dans les mêmes conditions étant de la même maison, nous voyons qu'il y a trois fois plus de manganèse dans l’un que dans l’autre. Nous supposons que cette différence est due à l'usure de la barrique qui n’était pas aussi prononcée dans l’une que dans l’autre. De plus, nous savons que la composition du sol influe sur la minéralisation des plantes qui y poussent, et il est probable que le Limousin possède des terrains plus ou moins manganifères.
Dans le n° 30, nous avons dosé 0,6 mg. c’est là la plus forte teneur enregistrée, il est vrai que ce cognac a cinquante-quatre ans, mais nous devons, de plus, dire que ce cognac est trop boisé par suite d’un séjour en fût trop prolongé.