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restreinte del’hypothalamus, mais leur lésion présente toujours une étendue sssez grande, puisqu'ils abordent la région par la face dorsale, et leurs résultats sont inconstants (105 a).
Si nous voulions résumer les opinions des phvsiologistes touchant l'existence des centres thermiques, nous verrions que de 1884 à 1912, date où a paru le travail d’'IsENscHuIp, deux opinions opposées ont régné. Pour les uns, il existait un centre thermorégulsteur unique nettement délimité, capable à lui seul de régler Le mécanisme de la thermorégulation. Hasximoro (67) a poussé plus loin encore affirmation d’une spécificité anatomique et fonctionnelle. H existe pour Jui comme pour H. H. MEYER (119) deux centres, l’un répondont à l’excitant : chaleur, l’autre à l’excitant : froid, l’excitation de l’un entraînant l’inhibition de l’autre. Hasximoro (67) va même jusqu’à appliquer aux régions du cerveau qui com-. mandent à la thermoiïégulation, les connaissances acquises dans l’étude des fonctions coiticales supérieures et del’aphasie; il trouve une prédominance du cerveau gauche sur le cerveau droit !
A côté de cette doctrine des centres thermiques, nous trouvons celle totalement opposée de TiGEersTEDT (162) et de BECHTEREW (23), qui nient l'existence de centres définis. Pour BECHTEREW, la thermorégulation se fait grâce à l’existence de rapports anatomiques et fonctionnels réciproques existant entre les centres sudoraux, respiratoires, vasculaires d’un côté, et musculo-glandulaires thermogénétiques de l’autre (*). Il est inutile d'imaginer alorsun centre thermorégulateur spérial. |
Aujourd’hui, où la région hypothalamique est histologi-
quement mieux connue, où les noyaux sympathiques commencent à être mieux délimités, nous trouvons que cette région est en rapports étroits avec la régulation chimique et physique. Les défenseurs même ce l’existence d’un centre thermique individualisé se voient dans l'obligation d'admettre que l'expression souvent employée d’animal homéotherme «rendu poikilotherme » ne correspond p2s aux faits. La température centrale d’un homéotherme porteur de lésions
(") Centre du rayonnement calorifique.
VOS Au
hypothalamiques reste toujours au-dessus de celle du milieu extérieur, et plus élevée que ne serait celle d’un poïkilotherme vrai, placé dans le même milieu ; la valeur de ses échanges totaux par kilogramme-heure reste également d’un autre ordre de grandeur.
La seule conclusion à tirer de l’ensemble des faits expérimentaux accumulés à l’heure actuelle, c’est qu'il existe de ns la région du diencéphale, et plus particulièrement du Tuber cinereum, peut-être au niveau du Tuber lui-même, un ensemble de cellules qui sont en rapport avec d’autres noyaux sympathiques, points d’origine de fibres centrifuges aboutissant aux terminaisons périphériques du système organo-végétatif. La destruction de cette région diencéph:lique, après enlèvement du télencéphale, compromet gravement la régulation : chimique. Mais s’il existe un centre thermorégulateur individualisé et bien localisé, ce que nous ne pouvons pas affirmer, nous ignorons jusqu’à quel point il peut être considéré comme autonome, si les autres centres localisés dans la même région et qui commandent aux grandes fonctions organo-végétatives lui sont associés, mais subordonnés.