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anale insistait également sur cette cause fréquente de constipation chez les enfants du premier âge, qui passe si souvent inaperçue, parce que l’on néglige d'examiner systématiquement cette région dans tous les cas de constipation du nourrisson. Le toucher rectal ne fournit le plus souvent que des renseignements négatifs. Le doigt introduit dans le rectum sent une ampoule vide, libre, sans obstacle au cours des matières ; néanmoins, on peut sentir une soupape liée à une valvule que le doigt réussira à franchir et qui déterminera alors une débacle intestinale. D'autres fois, comme l’a signalé M. Lardennois, le doigt sentira une contracture du releveur de l’anus hypertrophié.
Dans tous les cas, il faudra compléter l’examen par l'introduction d’une longue sonde, par l'emploi des rayons X et par la rectoscopie. L'emploi d'une longue sonde permet de découvrir un obstacle mécanique (coudure), ou anatomique (valvules, rétrécissement), au niveau du rectum ou du côlon pelvien. L'examen aur rayons X renseigne sur le siège, l’étendue, et la forme de la dilatation, elle donne des notions sur la cause qui a pu la déterminer. Sans aucune préparation l’exploration à l'écran permet de constater une transparence anormale de l’abdomen sur tout le trajet du côlon dilaté ; en haut le thorax est élargi à sa base,le diaphragme paraît refoulé, en bas, on voit une limite sombre qui répond au liquide que contiennent les anses intestinales dilatées et qui ondule lorsque l’on mobilise le tronc. Après administration par le rectum d’une suspension de bismuth ou de baryte, précédé d’un grand lavage
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intestinal atteignant la partie dilatée, on voit apparaitre plus ou moins nettement suivant les cas les parties dilatées du côlon avec leurs proportions souvent énormes, leur siège et leur forme. Mais nous nous empressons d'ajouter qu’il n’en est pas toujours ainsi. À l’état normal, il suffit d’un litre d’un lavement opaque pour voir se dessiner tout le côlon. Or, chez les sujets atteints de mégacôlon il n’est pas rare qu'on soit obligé d’administrer deux, trois et même quatre litres, ce qu’il n’est pas toujours possible de faire lorsqu'il existe des ulcérations au niveau de la muqueuse, et partant qu'il y a danger d'absorption. En pareil cas, il faut avoir recours à un pis aller, à l’ingestion d’une bouillie bismuthée ou barytée. Mais on peut attendre très longtemps avant de voir le bismuth ou la barvtie atteindre la partie dilatée ; même alors dit Bensaude, un mégacôlon peut passer complètement inaperçu. C’est donc un procédé imparfait et infidèle.
L'examen au recloscope a donné à Bensaude des résultats intéressants dans les cas d’ectasie terminale. Chez le grand enfant, la recloscopie peut être utilisée avec avantage et permeltra de constater la présence ou l’absence d’obstacle au cours des matières. Elle renseignera également sur l'étendue de la dilatation, la longueur du segment ectasié, l’état de la muqueuse. IL résulte des recherches rectoscopiques de Bensaude que les cas de dilatation idiopathique sont exceptionnels, que les rétro-dilatations constituent la règle. Mais l'obstacle à la circulation des matières est rarement un rétrécissement véritable. Le plus souvent il s'agit à l'union du rectum