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La déglutition de la bouillie opaque est difficile, mais A obstacle siège très haut au niveau du pharynx. Il paraît s’agir d’un simple spasme pharyngé
Le transit œsophagien ne présente aucune anomalie.
L'’estomac à jeun ne contient pas de liquide de stase, mais il est allongé, son bas-fond descend à quatre travers de doigt au-dessous des crêtes iliaques.
Les contractions sont assez bonnes, mais le pylore reste longtemps fermé. Au bout d’un certain temps, cependant on assiste à une évacuation pylorique et on peut alors constater la présence d’un « duodénum partiel mobile » caractérisé par les déformations suivantes
Le duodénum est alors dirigé en bas et à droite, puis il s'élève verticalement, pour atteindre le génus supérieur ; après celui-ci sa topographie est normale.
Dans la position verticale où le décubitus ventral il se fait d'importants brassages au niveau de la première portion du duodénum, traduisant une certaine gêne au transit crée par cette mobilité anormale.
Cependant l’évacuation n’est pas gênée dans son ensemble. 24 heures après l’ingestion, le liquide opaque est à peu près complètement évacué, on en trouve simplement quelques traces au niveau des côlons.
Au moment de l’examen, il n°v a donc eu aucun retard dans l’évacuation.
Examens de Laboratoire. — 8 Mai 1936 examen sérologique de la syphilis entièrement négatif.
8Mai 1936 : Analyse d’urine — rien de pathologique.
8 Mai 1936 : Urée de sang — 0 gr. 18 par litre.
8 Mai 1936 : Glucose de sang 0 gr. 97.
3 Juin 1936 : Analyse bactériologique des crachats qui a révélé la présence de bacilles de Koch.
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D'autre part, un chimisme gastrique, fait en 1929 lors d’un bref passage de cette malade à l'hôpital avait mon tré la présence de bile dans l’estomac.
Le diagnostic clinique de diverticule du duodénum étant posé, et la malade demandant une intervention chirurgicale, une laparotomie médiane, sus ombilicale, exploratrice fut décidée et pratiquée le 20 Mai 1936.
La malade en décubitus dorsal.
Incision de l’appendice xiphoïde à l’ombilic.
Exploration. — Côlon transverse très adhérent à l’estomac à droite surtout.
L’exploration du duodénum montre une première portion extrémement dilatée, en forme de barillet ; la deuxième portion est normale comme largeur, mais est îrès longue.
A l’union de la première et de la deuxième portion {uénu-supérius) se trouve un rétrécissement.
La palpation ne révèle aucune induration de la paroi duodénale qui puisse-expliquer ce rétrécissement.
Il existe de plus de nombreuses adhérences autour de ces deux premières portions, dans lesquelles est « noyé » le génu supérius.
Le fascia de Treitz enfin n’est pas très adhérent ef dans l’exploration de la deuxième portion du duodénum: il a été facilement décollé ce qui a mis à nu la veine cave inférieure.
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Conduite Opératoire.— Gastro-entérostomie trans mésocolique
a) brèche dans le mésocolôn (espace avasculaire) :
a) solidarisation de la première portion avec la partie postérieure de l'estomac, près de la grande courbure avec deux pinces de Chaput puis deux fils d'appui
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e) surjet séro-séreux au fil de lin :
d) ouverture au bistouri électrique de l'estomac et de l'intestin sur une longueur de 4 à 5 centimètres.
e) surjet postérieur puis antérieur des deux Jèvres de l’ouverture ;
f) surjet séro-séreux antérieur ; g) fixation de la bouche au mésocôlon par deux fils d’appui.
Fermeture de la paroi en un plan au fil de soie, agrafes de Michel à la peau.
ESS, |. Pr
Etiologie du Mégaduodénum
Pour certains (Pierre Duval le mégaduodénum existe t-il ? — archives des maladies de l’apareil digestif 1924). ce serait une dilatation idiopathique, essentielle du duodénum. Schœmaker, après gstro-entérostomie, réopère pour rétension gastrique, le même malade et constate une énorme dilatation du duodénum, ne trouvant aucune sté nose il conclut à un trouble congénital de développement, à une malformation congénitale de cause inconnue.
Il nous paraît cependant que cette malformation peut ne pas êtr etoujours congénitale et quelle relève alors de causes diverses que nous allons essayer d’étudier.
En premier lieu il faut noter des troubles de compression.
Compression duodénale par adénopathie mésentérique. —Pierre Duval et Jean-Charles Roux, rapportent le cas d’une compression passagère de de la troisième portion par une adénopathie mésentérique subaigüe transitoire, consécutive à une poussée d’appendicite subaigüe sur une veille appendicite chronique, cette adénite aigüe avait provoqué une compression passagère de la troisiè-
me portion du duodénum qui à disparu avec la poussée inflammatoire ganglionnaire.
On conçoit que si la cause infectieuse persiste il puisse y avoir une compression permanente déterminant une dilatation de la partie duodénale sus-jacente.
Par limite cancéreuse de l’estomac. — Béclère, Gatellier, Moutiers rapportent le cas d’un mégaduodénum secondaire à une infiltration cancéreuse des plans sous-péritonéaux profonds, avec fixation de l’angle duodéno-ié- Junal amenant une gêne très marquée du transit intestinal à ce niveau.
Il s’agissait d’une malade de 65 ans présentant des douleurs gastriques peu accentuées survenant immédia tement après les repas à siège sus-ombilical sans vomissements.
« L’examen radiologique montrait une incontinence pylorique avec une énorme dilatation du duodénum. le duodénum se dessina, présentant une largeur fout à fait inaccoutumée, avee des striations transversales beaucoup plus accentuées que normalement, et une lésion néoplasique représentée par une forte encoche permanente sur l’antre. L'intervention décidée fut pratiquée et montra un duodénum dont le calibre était double que normalement et un angle duodénal complètement immobilisé par l’extension du processus cancéreux infiltrant le mé-
sentère ». SRE de Re TE