‹ Contribution à l'étude du métabolisme de l'iodeChapitre 11 sur 18 · LT SR PERS · texte numérisé non relu

LT SR PERS

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Au cours d'études entreprises sur l'absorption cutanée, P. Gal. LARD (39) a été amené à rechercher le mode de pénétration de l'iode dans l'organisme.

La peau absorbe-t-elle l'iode d’une solution aqueuse où alcoolique, avec laquelle elle est mise en contact.

La question n'est pas nouvelle, mais les réponses sont, jusqu'ici restées contradictoires.

La théorie la plus généralement admise est celle qui reconnaît, en partie, à la peau, un pouvoir absorbant, mais qui explique par une désorganisation préalable du tégument externe, la pénétration des sels dissous (Paul Berr, RaBureau, etc.). Cependant, de récentes recherches de MM. Lrxossrer et Lannois, cités par P. GarLzarp, tendent à prouver que l’altération superficielle de la surface cutanée serait plutôt un obstacle qu'une cause favorable à l'absorption de l’iode.

Les expériences de P. GaLLArRD ont porté sur des solutions aqueuses d'iodure de sodium. Le dispositif employé, dit l’auteur était le suivant : « Le lapin était attaché par ses quatre pattes sur une planche largement perforée en son centre, d’un trou ovale, dans lequel on pouvait engager la région épigastrique (préalablement tondue et non rasée) de l'animal, transversalement pressé sur le dos. Le ventre seul était baigné sur une étendue représentant à peu près la neuvième partie de la surface cutanée, pour éviter ainsi tout contact des muqueuses avec la solution iodurée. On donnait des bains de trente minutes à 36° 6, qu'on renouvelait chaque jour, autant que possible à la même heure. Après le bain, l'animal était lavé à l’eau tiède, jusqu'à ce que les eaux de lavage ne présentent plus aucune réaction iodée ; puis il était essuvé et reporté dans sa cage, située dans un autre corps de bâtiment.

À l’aide d’un double fond étamé les urines étaient recueillies toutes les vingt-quatre heures.

Un des lapins (A) mourut accidentellement au cours de

l'expérience ; il n'avait alors pris que cinq bains ; trois à 1,5

pour 100 et deux à $ pour 100.

Le second lapin (B) prit en vingl-lrois jours, vingt bains, cinq à 1 pour 100, deux à 3 pour 100, treize à 5» pour 100. On lui laissait, à trois reprises différentes, un jour de repos ; sa peau ne présentait ni éruptions, ni excoriations ».

L'iode était dosée dans les urines de chaque jour, ainsi que dans les organes de cet animal par le procédé colorimétrique décrit (Voir À. GauTIER. C. R: Ac. Sci., 13 mars 1988) ».

Voici les résultats (dosage de grande précision) :

Lapin A. Mort accidentellement après cinq bains.

Poids de Quantité l'urine Quantité diode par ou de totale 100 gr. de

l'organe d’iode subst. fraiche

gr. mer. mer.

Urine (veille de la mort).... 220 0,743 0,340 CUT DOUIDONS eus 30 0,080 0,267 PORC ER te Se NE en à 130 0139 0,100

Rene reberale te ee eat ho 0,070 0170

Lapin B. (2160 gr.). Avant pris 0 bains ; sacrifié 24 heures

après le dernier bain.

a) Alimentation normale herbacée.

Epoque Quantité de Quantité de l'urine des Quantité d’iode par l'émission 24 h.ou totale 100 gr. de des poids de d'iode subst.

urines l'organe trouvée fraiche gr. mer. mer.

SIA NT NDALT OC Saug 300 0,896 0,209 QU —— Réponse au 10 250 0,723 0,290 ù ü are 10 OM REPOS Er EE IOAUII 150 0,332 0,190 Hru= 8% bain) 5 —--1rau 12 300 2/09? 0,977 19 — gg" — 5%. 12au13 perdue — — L9e MO ES NT AUT/ 2920 .2,664 1,210 CU ur Re Ke are 299 0,880 0,391 15 — 19% — 5 %. 15au 16 310 por 0,412 TOME MNREDOS EN 16 au 17 310 1,783 0,575 Du ToMahain, 0% Tan 16 280 perdue perdue TO IE SN I AU T0) 370 1,092 0,49 DOME DE RE TO ao h7o 2,000 0,00 < ni 1e NES Eu O7 F = QT à 20 16 DAR NIO AU 300 8,736 1,747

b) Suppression des légumes herbacés. Alimentation amylacée et régime sec.

21 Janv., 17" bain, 5 %. 21 au 22 70 3,090 4,357 29, 1.18 — 6 %1 52au23 140 D,800 3,030 233 ANT 9 NE PASS a Nr 7 4,080 6,857 24 — 00 — 5 %. aus lo 2,896 7,140

SPUEES ACT CE 0 — — — —

c) Organes

RATES PE ee MARNE AT PRE 10) 0,667 0,639 COUR CRPOUMONS 45212. aus 29 0,200 0,910 CHATIUSS FOUR COUR ER Dites 20 0,200 0,910 PORC SR EE A nt 96 0,46 0,485 ROSE C TARA enr pren 24 0,067 0,280 Gerveau et cervelet.............. 12 0,469 3,860

De ce tableau il résulte que

1° le taux de l’iode augmente dans les urines, non par graduation régulière, mais par poussées successives aboutissant à de

véritables décharges (les 13-14 et 20-21 janv.) ;

2° l'alimentation joue un rôle important dans ce phénomène; le remplacement du régime végétal ordinaire par un régime sec et amylacé, produit une élévation considérable du pourcen-

tage de l’iode ;

3° la grande quantité d'iode trouvée dans le cerveau (3 mgr. 86 pour 100), et aussi dans les glandes, indique une élection spéciale des organes riches en phosphore et composés nucléo-

niques.

Pour répondre d'avance à l’objection possible que les quantités d’iode trouvées avaient pu pénétrer dans l’organisme par les voies aériennes, P. GazLARD complétait ses expériences en se servant d’un troisième lapin (C) ne prenant pas de bain.

Lapin C. (2160 gr.) servant de témoin et n'ayant pas pris de

bain.

Poids de l'urine Quantité Quantité d’iode de 24 h. ou totale pour 100 gr.

des organes diode subst. fraiche

gr. mer. mer.

D JATINIET RE 140 0,033 0,029 TOR DES AUTRES 170 0,067 0,040 RE AT 2 1/ÂO 0,067 0,048 DE EN Re DL à 180 0,167 0,082 De A PE RENE A 130 0,139 0,104 Organes

DATE MAR HR RAS CI 99 0,400 0,420 Cœur ét poumons Er. 20 0,100 0,900 ROLE PETER 70 0,100 0,133 Reinsietiraie Mat Unes 20 0,030 0,190 ‘ar c AO Q

Cerveau et cervelet.... 18 0,200 1,100

Conclusions :

1° La peau saine se laisse pénétrer par les iodures en dissolution dans l’eau, el l'iode qui passe ainsi dans l'organisme peut être

retrouvé dans l’urine et dans les viscères ;

2° L'alimentation joue un rôle important dans l’élimination du métalloïde ;

3° L'iode semble avoir une prédilection pour certains organes, le cerveau, par exemple ; il s'v fixe dans des proportions assez considérables pour permettre de supposer une action élective de cet élément ;

4° Le taux de l’iode augmente dans l'urine par décharges

successives.

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