SHOT
3° Une troisième remarque découle des observations, c’est qu'aucune relation nette n’existe entre les signes morbides et la lésion macroscopique signalée par le chirurgien.
Au point de vue de la marche des symptômes, nous voyons que des lésions de nature stationnaire (corps étrangers, esquilles osseuses, enfoncements, embarrures) n’ont pas agi différemment que les lésions à développement progressif (kystes traumatiques, tumeurs, hyperos-
toses, etc.). Au point de vue de la gravité, un simple
épaississement de la dure-mère, un pincement de cette membrane entre le bord d’une solution de continuité osseuse, de simples adhérences des méninges se sont accompagnés des mêmes accidents qu’un enfoncement très large du crâne, qu'une esquille importante logée dans le cerveau.
Il y a ici quelques restrictions à faire : ainsi les quelques cas connus d’hyperostose diffuse des os du crâne se sont
généralement accompagnés de signes morbides graves et:
diffus.
De même, on voit que dans certains cas, la présence d'une méningo-encéphalite aiguë avec formation de pus aimprimé aux symptômes une allure rapide et un caractère plus diffus qu’on ne l’observe généralement.
Notons aussi que dans quelques cas, un signe spécial, une douloureuse sensation de clou, d’enfoncement dans la tète à pu accompagner la formation d’une hyperostose interne du crâne.
Nonobstant ces réserves, notre observation n’en sub siste pas moins et se trouve conforme à l'opinion de tous les auteurs, lesquels s'accordent pour affirmer que la
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sympiomatologie des lésions macroscopiques diverses, observées en pareil cas, n’a rien de spécial à chacune d'elles (si on ne tient pas compte des stigmates physiques laissés par le traumatisme sur le crâne; cicatrices, enfoncements, fractures, etc.)
Même pour le cas particulier des abcès sous-craniens, leurs signes spéciaux ne sont pas assez constants pour que des chirurgiens très expérimentés n’aient pas fait inutilement la recherche du pus dans l’encéphale, tandis que pour d’autres, la rencontre d’un foyer purulent était au contraire une vraie surprise au cours de l'opération. C’est qu’alors là formation de pus, peut-être à cause de sa len teur, ne s’était pas accompagnée de l’élévation habituelle ‘de température, de frissons, ni de modifications du pouls. Dans ces cas,. on ne voit pas se produire avec netteté les signes généraux de compression (troubles intellectuels profonds, délire, convulsions et paralysies étendues, coma, Stupeur) qui par leur caractère diffus, font soupçonner un foyer purulent retentissant sur tout le cerveau.
D’ailleurs, en l’absence des autres signes (fièvre, etc.) ceux-ci ne sont pas pathognomoniques des abcès céré-. braux.
Les hémorragies auxquelles certains auteurs (S. Duplay Girard-Marchand, etc.) accordent des associations Symptomatiques spéciales n’ont pas toujours présenté ces signes dits caractéristiques, et d’autre part, le groupement symptomatique considéré comme propre aux hémorragies, hémiplégie et stertor ou aphasie (Duret‘), coma, à la pé-
1 Voir Duret, V° congr. fr. de chir., Sur wn cas d'aphasie traumatique traité par la trépanation.