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a reçu en avril 1884 un violent coup de bâton sur le front. Le Coup a porté à gauche, à 3 centimètres au-dessus du sourcil, très près de la ligne médiane. Perte de connaissance immédiate qui dure jusqu’au lendemain vers midi. La plaie contuse se cicatrise ‘assez rapidement et le malade reprend bientôt son travail,
Pendant un an, santé excellente, aucun trouble, sauf un peu de diminution de l’acuité auditive de l'oreille gauche qui s’est manifestée aussitôt après l'accident et qui persiste.
En avril 1885, sans prodromes, sans aucune cause connue, céphalalgie intense, ayant son maximum sur le front, au niveau de la cicatrice ; ces douleurs durèrent vingt-quatre heures, puis disparurent.
Depuis cette époque, elles se reproduisent à des intervalles irréguliers, quelquefois tous les quinze jours, d’autres fois plus souvent, toujours avec les mêmes caractères : douleur gravative dans la région frontale et du côté gauche au point traumatisé.
En mars 1886, aggravation d'intensité des douleurs, quelques troubles intellectuels, une perte de connaissance d'environ demiheure.
En août 1886, crise convulsive brusque, sans prodromes. Long temps après le dernier accès de céphalalgie, elle débuta par un embarras assez marqué de la langue, puis perte de connaissance assez rapide. À son réveil, Michel D... ne se souvient de rien mais il a entendu dire qu’il avait eu de violentes convulsions.
Dans les crises ultérieures, il sait aussi qu’il s’est mordu la langue, il est tombé la face contre terre ; jamais d'émission involontaire d'urine ou de matières fécales.
Les crises se sont reproduites deux ou trois fois par an pendant les années précédentes ; en juin 1890, accès plus intense. Depuis cette époque, céphalalgie plus accusée et plus fréquente.
Le 3 décembre 1890, Michel D... a refusé sans motif de se rendre à son travail malgré l’ordre de son maître ; il lui semblait qu’il était obligé de parcourir la commune où il habite et les communes voisines; rien ne motivait celte course, mais il avait dans l’esprit l'idée qu'il lui arriverait malheur, qu’il serait puni s’il ne faisait pas ainsi. Il partit, courut la campagne, marchant à l'aventure
Ce
sans but, et rentra chez lui dans la soirée à une heure très avan cée, harassé de fatigue. Il a parfaitement conservé la mémoire des villages qu’il a traversés, de tous les actes qu’il a accomplis, mais il ne sait sous quelle influence il a été poussé. Son caractère est devenu très irritable ; il va, dans ses accès de fureur, jusqu’à menacer de mort sa femme et ses enfants pour lesquels il a cependant la plus grande affection ; il a eu l’idée d’incendier les forêts de pins au milieu desquelles il habite, etc. Puis, après ces accès de colère, que rien n’explique, quand il recouvre sa raison, il reconnaît tout ce que ses actes ont d’absurde et de criminel ; il est le premier à s’accuser.
État actuel (21 décembre 1890). — A son arrivée à l'hôpital, l’état général paraît assez bon, l’intelligence semble intacte, la parole n’est pas modifiée; forces musculaires égales des deux côtés, réflexes normaux.
Aucun trouble de la motilité ni de la sensibilité générale ou spéciale. Les fonctions des organes des sens ne présentent aucune modification, si ce n’est à l'oreille gauche dont l’acuité auditive à distance est presque abolie depuis l’accident.
Localement, cicatrice ancienne, peu marquée sur la région frontale et à gauche. Près de cette cicatrice existe un relief osseux assez accusé, mais qu’on retrouve du côté opposé au point symétrique.
Du côté gauche, au-dessous de la cicatrice, petite dépression en cupule, dans laquelle s'enfonce l’extrémité de l'index et d’où part une ligne déprimée se dirigeant en dehors et en haut sur une longueur de 3 centimètres. La percussion et la pression en ce point ne provoquent aucune douleur, n’éveillent pas de sensibilité anormale et ne produisent aucun trouble cérébral.
Acuité visuelle normale des deux côtés. Urines physiologiques. Le malade a été soumis à l’iodure, puis au bromure de potassium, sans succès.
Opération, 8 janvier 1891. — Tête rasée et antisepsie, M. le professeur Lannelongue fait une incision cruciale, dont unebranche suit exactement la ligne déprimée et dont l’autre lui est perpendiculaire, Les lambeaux cutanés et le périoste sont disséqués et
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réclinés en dehors ; application d’une couronne de trépan de 18 millimètres sur le milieu de la ligne déprimée, La rondelle osseuse enlevée par le trépan présente les traces d’une ancienne fracture, et, sur sa face interne, on constate que la dure-mère, pincée dans le trait de la fracture, est plissée, tiraillée, difficile à détacher. La dure-mère est ainsi enclavée entre les deux fragments sur une longueur de 3 cm. 5 environ; partout ailleurs, elle paraît saine. M. Lannelongue applique une seconde couronne près de la première, et toujours sur la ligne déprimée, il achève de libérer entièrement la dure-mère à l’aide de la double gouge, Les battements de l’encéphale sont normaux.
La brèche osseuse est à peu près losangique et mesure 5 em. 5 sur 2 cm. 5. Toute la partie déprimée est enlevée. Hémostase, lavage, sutures, pansement légèrement compressif.
Suites. — Réveil lent. Pendant la nuit, quinze crises épileptiformes. Elles ne paraissent pas précédées d’aura motrice ou sensitive, durent quelques minutes, sont caractérisées par des convulsions, surtout du côté droit du corps, mais presque immédiatement généralisées. Aussitôt après la crise, le malade retombe dans un demi-coma, pupilles un peu dilatées, mais également des deux côtés ; réagissant normalement à la lumière.
9 janvier. — Demi-coma ; le malade ne comprend pas les questions qu’on lui adresse. Incontinence d'urine. Température: matin, 89°,6; soir, 40 degrés. Pouls : 120. Pas de crises dans la journée. Une seule dans la nuit.
10 janvier. — Amélioration notable, retour de l'intelligence. Pas de crise. Température: matin, 38°,2 ; soir, 39 degrés. Pouls régulier : 105. Incontinence d’urine et de matières fécales. Le pansement est enlevé; bon état de la plaie; pas de rétention de liquide sous les lambeaux.
11 janvier. — Pas de crise. L'amélioration continue. L’incontinence d’urine et des matières fécales a disparu. Température : matin, 38°,4, soir, 39°,6,
12 janvier. — Point de côté à droite; submatité étendue du
thorax surtout en arrière et à la base. Diminution du murmure
vésieulaire à droite. Crachats rouillés. Côté gauche’normal. Tem- pérature : matin, 39 degrés ; soir, 39°,2.
Les troubles pulmonaires s’améliorent dans la suite. Le 29 janvier état général bon; aucun trouble cérébral, ni convulsions, ni paralysies, pas de douleur spontanée ou provoquée au niveau de la cicatrice opératoire. Température normale, persistance d’obscurité respiratoire dans la moitié inférieure du poumon droit.
Sortie le 10 février. Guérison complète des troubles cérébraux. Encore quelques traces de pleuro-pneumonie.
19 octobre 1892. — M. le professeur Cassaët a revu le malade plusieurs fois depuis sa sortie de l’hôpital, et il à pu constater tout récemment encore que la guérison s’est maintenue parfaite. Michel D... a pu reprendre son métier pénible de résinier ; il n’a présenté aucun trouble moteur ou intellectuel; les impulsions n'ont pas reparu et son caractère est redevenu ce qu’il était avant l'accident; il n’est plus irascible et emporté. La guérison se maintient complète vingt-deux mois après la trépanation, elle semble donc définitive.
Observation XI. — 7Trawmatisme ancien — Epilepsie jachsonienne. — Opération. — Cicatrice fibreuse et dépression osseuse. — Vascularisation. — Guérison. (Thèse De-
cressac ; résumée).
Joseph B..., seize ans. Pas d’antécédents. A été renversé il y a sept ans, par un cheval qui l’a piétiné. Il perdit connaissance pendant huit jours. Plaie contuse à la partie moyenne du pariétal droit qui est fracturé. On retire dans la suite quelques esquilles osseuses,
Le malade sortit guéri de l'hôpital des enfants en 1885. En 1887, accès convulsifs d’abord espacés tous les mois, légers, courts, sans perte de connaissance. |
Depuis un an, état notablement aggravé, crises plus violentes et. plus fréquentes, mémoire altérée, forces diminuées ; parésie de la jambe gauche. Pas d’aura, ni de cri initial au moment de l’attaque.
Le malade agite d’abord le bras gauche qui devient le siège de petits tremblements; puis les secousses se montrent dans la jambe et la cuisse du même côté. Déviation conjuguée de la tête et des : yeux. Après l'attaque, il reste pendant quelques instants dans un état d’hébétude assez marquée et revient progressivement à la connaissance.
Etat actuel. — Constitution robuste, système musculaire et osseux bien développé; ni adipose, ni atrophies.
Le dynamomètre indique une puissance musculaire un peu moindre du côté gauche, Sensibilité diminuée du même côté, Les sensibilités spéciales (tactile, chaud, froid), l’odorat etle goûtne sont pas modifiés. ÿ
Au niveau de la partie moyenne du pariétal droit, dépression osseuse allongée, de près de 4 centimètres, dans le sens vertical.
Opération. — (15 octobre). Précautions antiseptiques. Chloroforme. Incision cruciale au niveau de la dépression qui correspond au milieu de la région rolandique, dans un point qui concorde avec celui indiqué par les symptômes de localisation. On constate une fente osseuse de 7 à 8 millimètres d’écartement, obstruée par un tissu cicatriciel dense qui est enlevé. Au moyen de la pince-gouge, les bandes osseuses environnantes sont enlevées sur une assez grande étendue. Au niveau de la cicatrice existait un réseau vasculaire très développé et entremélé de travées fibreuses. Les vaisseaux sont enlevés après ligature, La dure-mère est incisée et montre la surface corticale intacte. Elle est suturée ensuite au catgut, les investigations ne sont pas poussées plus loin, M. Péan estimant que le tissu cicatriciel et les masses vasculaires étaient suffisants pour produire la compression.
Suture des téguments et pansement antiseptique.
La guérison s’est faite rapidement et sans incident. Depuis le jeune garcon n’a plus présenté la moindre crise épileptiforme.
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Observation XII (résumée). — Blessure de tête par corps contondant. — Enfoncement. — Accès épileptiformes. — Cra-. niectomie. — Guérison. (Galvani, d'Athènes), Soc. de Chir.,
17 octobre 1888).
Homme, vingt-deux ans, étudiant, sans antécédents héréditaires ou personnels reçoit sur la région pariétale gauche une pierre volumineuse tombée d’une certaine hauteur. Fracture avec enfoncement, accidents immédiats peu graves et qui disparurent après l'évacuation d’un foyer purulent, et l'élimination de quelques fragments osseux.
Actuellement, nouvelles attaques épileptiformes précédées d’aura motrice. 7.
… Le 8 mars 1888. — Trépan sur la dépression cranienne, adhé rence des os à la dure-mère, drainage.
Suites opératoires bonnes. Deux attaques épileptiformes, le sixième jour après l'opération.
La guérison se maintenait complète quatre mois environ après l'intervention.
Observation XIII. — Trawmatisme céphalique. — Céphalalgie, paralysies, perte de la mémoire. — Première craniect omie amélioration passagère. — Deuxième opération symétrique à la première. — Amélioration. (Ollier, Lyon médical, 1891, t. 68, p. 552).
Homme adulte, tombé sur le crâne, le 20 mars 1889. Depuis douleurs persistantes sur la bosse occipitale gauche, puis perte de la mémoire et paralysies vagues dans les membres inférieurs.
En novembre 1890, craniectomie sur la basse occipitale gauche, point primitivement contusionné: rien d’anormal, si ce n’est un épaississement de la paroi cranienne. Amélioration peu sensible et passagère.
En décembre 1890, M, Ollier pratique deux couronnes sur le point symétrique du côté droit (bosse occipitale). Le bénéfice fut plus considérable que la première fois, et le malade s’améliora graduellement. La mémoire revint peu à peu, les facultés cérébrales se rétablirent.
Le malade présenté à la Société de Médecine de Lyon (7 décembre 1890), marche bien, ne souffre plus et déclare être aussi bien portant qu'avant son accident,
Observation XIV. — Chute sur le crâne ? Crises convulsives, cramiectomie bilatérale, — Guérison. (Ollier, Lyon médical, 1891, t. 68, p. 552).
Enfant de trois ans et demi, amené à l’Hôtel-Dieu, en état de crise convulsive continuelle, ne parlant plus, mais criant toujours, ne reconnaissant plus ses parents. Ces phénomènes étaient apparus à la suite d’un traumatisme sur le crâne; mais l’authenticité du traumatisme n’était pas démontrée. Aucun signe de localisation,
Alors M. Ollier fait une craniectomie bilatérale : couronne sur la bosse pariétale droite où le traumatisme avait porté, puis couronne à gauche sur la circonvolution de Broca.
La dure-mère est des deux côtés laissée intacte.
’état du malade est devenu aussitôt moins grave. L'enfant prononce quelques paroles, reconnaît ses parents. Pas de crises pendant une huitaine de jours. Actuellement crises intermittentes. M. Ollier devant les bons résultats déjà obtenus se proposait une nouvelle intervention,
Observation XV. — Cowp swr la tête. — Perte de connaissance.—
Accés jachsoniens. — Trépan tardif. — Hyperostose. — Eæœcision cérébrale. — Guérison. (Nancrède, Med. News, 1888.)
Charles R..,, vingt sept ans, jusqu’à l’âge de neufans santé parfaite. A cette époque il fut frappé avec force par une pièce de bois, il perdit connaissance pendant trois heures. En reprenant con-
so
seience il eut des convulsions qui se produisirent trois fois en peu de temps et qui siégeaient à droite. Il fut trépané. On lui enleva sur le pariétal gauche dans la région rolandique une couronne d'os très dense. Il guérit, mais les attaques reparurent.
État actuel. — Douleur aiguë et pongitive partant au moment de l'attaque du siège du traumatisme pour atteindre le milieu de la tête. En même temps, sensation d'engourdissement dans la jambe droite. Le pouce droit était fortement fléchi sur la paume de la main, le poignet et les doigts se plaçaient en extension et l’action des interosseux amenait une sorte de griffe imparfaite, Ensuite la main et le poignet se portaient lentement dans la pronation forcée. La tête s’inclinait à droite avec rotation du même côté. Puis période clonique terminant l'attaque avec perte de connaissance absolue.
Opération. — Nouvelle couronne de trépan un peu en avant de l’ancienne opération. Os très dense. On se sert de l’électrisation pour rechercher le centre du pouce (deuxième quart inférieur de la pariétale ascendante). Il est incisé et excisé en profondeur jusqu’au voisinage de la couronne rayonnante.
Après le retour de la conscience, tout pouvoir moteur était perdu dans le pouce; la flexion et l'extension de la main, des doigts et du poignet affaiblies; il y avait de plus une paralysie bien marquée du facial droit, de la moitié correspondante de la langue et une aphasie complète.
Le cinquième jour après l'opération, la parésie de la main et du poignet était devenue une paralysie complète. Cependant il était possible de provoquer quelques mouvements dans le pouce. Le vingtième jour, le malade avait regagné tous ses mouvements de la main, mais le pouce était encore faible.
L'état général était excellent ; il n'y eut plus de convulsions.
Observation XVI. — Traumatisme céphalique. — Accés épileptiformes, troubles moteurs et sensitifs, amaurose wnilatérale, — Craniectomie. — Guérison. (Thiriar), Ann. Soc. belge de chir., 15 mai 1892.)
Un jeune homme à la suite d’une chute sur la colonne verté-
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brale fut pris d'accès épileptiformes et de gêne de la marche au
point de nécessiter l’usage des béquilles. Dans les derniers temps augmentation de fréquence de ces accès, paralysie de la jambe gauche dans l’intervalle, diminution de la sensibilité dans tout le côté gauche et abolition de la vision de l’œil droit.
Craniectomie dix ans après l'accident; rien d’anormal sur la dure-mère et le cerveau.
Dès le lendemain de cette décompression, la vision redevint normale, la paralysie et l’anesthésie du côté gauche commencèrent à disparaître, et à partir de ce jour les crises épileptiformes ne se renouvelèrent pas. Quatre mois plus tard, la guérison s'était maintenue et était telle que le malade avait repris ses occupations de maçon.
Observation XVII, — Traumatisme céphalique ancien. — Troubles intellectuëls, moteurs et oculaires; céphalée. — Craniectomie . eæploratrice. — Amélioration. (Verchère, chir. Saint-Lazare, Paris, Revue de chirurgie, 1893, ps 227, obs. 1.)
L. B..., vingt-deux ans, eut une bonne santé jusqu’à douze ans malgré quelques troubles de la première enfance (strabisme persistant de l'œil droit, quelques convulsions.) Mémoire parfaite, intelligence très satisfaisante. Dans cette période, il fit deux chutes sans importance.
À douze ans, il en fit une plus grave et heurta en tombant contre l'angle d’une fontaine-. Pas de perte de connaissance, pas de plaie du cuir chevelu. On ne peut savoir de quel côté le coup a porté: Pas de signe de fracture, mais le séjour au lit fut imposé pendant deux ou trois jours.
Quinze jours après cette chute, premier accès convulsif. Depuis l'intelligence est restée stationnaire, la mémoire s’est arrêtée, l'instruction n’a pu être complétée.
Divers médecins furent consultés; parmi eux Legrand du Saulle qui fait le diagnostic d’épilepsie symptomatique et traite le malade par le broumre à hautes doses, Huchard qui pendant six mois
SMOË Us essaye aussi le bromure sous toutes ses formes. Signalons aussi des tentatives par la métallothérapie, l’électrothérapie, etc.
Etat actuel. — Aspect étonné, les yeux légèrement strabiques paraissent hagards, la parole est brève, saccadée, les lèvres sont tremblantes, dilatation légère de la pupille à droite,
Depuis l’âge de treize ans, douleurs de tête constantes, par leur intensité empêchant le sommeil ; nuilement localisées, elles semblent occuper toute la tête. À certains moments elles sont tellement violentes que le malade a à plusieurs reprises tenté de se suicider.
L'état cérébral est enfantin.La mémoire est complètement perdue. Au bout d’une heure tout souvenir a disparu. Enfin toute occupation lui est impossible, tout travail interdit.
Pas d’incontinence nocturne d'urine. Les grandes crises sont pressenties par le malade, il n’est jamais pris subitement, Il a toujours le temps de dire quelques mots, presque toujours les mêmes : « Je suis étourdi, je vaistomber. »
A ce moment une sensation de constriction douloureuse survient au niveau du pouce droit, la main se ferme, le bras se met dans l'extension et rotation forcée en dedans, avec pronation exagérée de l’avant-bras, la tête se tourne la face à gauche avec extension un peu forcée. Alors contraction dans les muscles du côté droit, sterno-mastoïdien et muscles de la face.
Chute du côté droit constamment. Tous ces phénomènes se succèdent avec tant de rapidité qu’il lui est impossible de s'asseoir, de se coucher; si la famille est présente, elle peut l’asseoir.
En tombant, il perd connaissance. Les crises sont cause de contusions. Au réveil, amnésie complète de la crise; s’il ne se retrouvait par terre ou couché, il ne saurait pas son acccident,
Dans quelques crises, au réveil, secousses convulsives dans le membre inférieur droit seulement.
Quelquefois écume sanglante. Pas de morsure de la langue. Pas de cri initial.
En outre de ces grandes crises, il y en a d’autres petites très fréquentes, consistant en quelques convulsions localisées et que provoque facilement une colère, une émotion. Ainsi pendant l’exa-
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