‹ Contribution à l'étude du mode d'action de la craniectomieChapitre 29 sur 45 · RAI · texte numérisé non relu

RAI

Observation XCVI. — Débilite intellectuelle. — Troubles moteurs. Léger aplatissement de la tête à gauche.— Craniectomie. Amélioration. — (Th. Anger, de Paris), V° Congr. fr. de chir.).

Fillette de huit ans, bien constituée physiquement. Parents bien portants. Une sœur plus âgée bien constituée. Rien d’anormal pendant les premières années. Fontanelles longtemps molles et dépressibles.

À quinze mois, première maladie : coqueluche, et à deux ans, pneumonie. À quinze mois, elle commence à marcher. A dix-huit mois, on s'aperçoit d’un retard notable dans le développement

intellectuel.

À ce moment, crises nocturnes consistant en réveil en sursaut,

cris aigus, mouvements désordonnés. Pas de salivation, ni pâleur de la face, ni morsure de la langue, L’enfant porte souvent la main à la tête et la frappe soit à droite, soit à gauche,

Depuis plus d’un an, les crises ont disparu.

Actuellement, développement physique normal. L'enfant est restée arriérée, on n’a pu lui faire reconnaitre les lettres de l'alphabet. Elle répète les mots sans les comprendre. La parole est indistincte et se borne à quelques mots appris à dix-huit mois.

Satisfait ses besoins dès qu’ils se font sentir ; aucune notion de propreté. N'a pas la notion de peur. Agitation continuelle. Ne regarde presque jamais en face.

Crâne normal, sauf un léger aplatissement à gauche.

Le 11 février 1891, on fait à gauche une brèche osseuse ovalaire de 11 em.5 de long sur 4 centimètres de large.

Léger œdème des paupières le lendemain. Aucun autre accident.

Amélioration progressive. Dès le lendemain de l'opération, l'enfant n’a plus fait ses besoins au lit, et a fait comprendre qu’elle

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