‹ Contribution à l'Étude du Module d'Élasticité des Alliages MétalliquesChapitre 6 sur 27 · CN TEA PACE NO · texte numérisé non relu

CN TEA PACE NO

À r Sin à À

Dans l'appareil employé, b—1.041 mm., r= 4,164 mm., de sorte que n—500. Comme on lit facilement le demi-millimètre sur la règle graduée, on voit que l'extensomètre permet de lire des variations de longueur de l'ordre du micron.

La principale difficulté consiste à exercer sur l'éprouvette une traction « pure », c'est-à-dire à

obtenir un allongement à peu près identique sur toutes les génératrices. Toutefois, s'il n'en est pas ainsi, il ne faut pas toujours conclure à une flexion de l’éprouvette. En effet, l’éprouvette est maintenue dans ses mordaches par l'intermédiaire de joints sphériques. Soient a et b les centres de ces sphères (fig. 5). L'équipage de traction de la machine repose, lui aussi, sur un joint sphérique de centre c. Si la machine était parfaitement construite, a, b, c seraient sur une même verticale. Cette condition n’est pas tout à fait réalisée. Ces trois points forment un triangle quand l’éprouvette n’est soumise à aucun effort. Quand on exerce sur l’éprouvette une traction dirigée suivant b, c, celleci tourne de l'angle (ab, ac) pour prendre sa position d'équilibre. Il en résulte une rotation égale des deux couteaux porte-miroirs qui vient s'ajouter pour l'un à la rotation provoquée par l'allongement élastique de l'éprouvette et qui s’en retranche pour l’autre. Le résultat final n'est donc pas changé, puisqu'on prend la moyenne des deux lectures pour calculer le module. Cette explication a été parfaitement confirmée par nos expériences en fixant les couteaux porte-miroirs à l’éprouvette de manière qu'ils ne subissent que les déplacements dus à la rotation de celle-ci.

Aux fortes charges, le phénomène se complique. Le centre c se déplace, par élasticité, en c’. L'éprouvette tourne de l'angle (ab’, ac’) pour prendre sa position d'équilibre, c’est-à-dire en sens inverse du sens précédent.

Bien que ces rotations n'aient pas d'influence sur la mesure du module d'’élasticité, nous sommes arrivés, après bien des tâtonnements, à déplacer, à l’aide de cales, le joint sphérique b d’une quantité très petite, mais juste suffisante pour l’amener sur la droite ac. Les deux génératrices de l’éprouvette s’allongent alors rigoureusement de la même quantité.

Une autre condition indispensable est la cons-

tance de la température de l’éprouvette pendant la durée de l'essai, sinon les dilatations thermiques s'ajoutent algébriquement aux dilatations élastiques et faussent les résultats. Il est facile de voir que l'erreur commise sur la détermination du module, par suite d’une variation de température pendant l'essai, varie suivant les charges entre lesquelles E est calculé. En effet, la valeur exacte de E est :

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