EN 37 ES 2° CLASSIFICATION CLINIQUE
En se basant sur les importants travaux de Cachera sur les néoplasies primitives de la moëlle osseuse, on peut envisager une classification, non plus anatomopathologique, mais clinique et décrire:
1° Des myélomes typiques, caractérisés par l’atteinte multiple du squelette. Ce sont ceux qui font l’objet de notre description générale; |
2° Des formes cliniques des myélomes comprenant: a) les tumeurs myélomateuses ; b). les formes atypiques de myélomes.
— Tumeurs myélomateuses caractérisées :
1° Par un nombre restreint de tumeurs;
2° Une extériorisation plus marquée de. ces tumeurs donnant souvent des déformations et des troubles de compression;
3° Un aspect radiologique différent avec déformations gsseuses localisées et une perte de substance intéressant seulement un segment OSSeUX ; |
4° Une évolution plus lente;
5° Une structure histologique permettant, toute-
fois, d’affirmer toujours la nature myéloma-
teuse.
__ Formes atypiques, caractérisées par la présence de métastases ganglionnaires et viscérales.
Ainsi envisagée cette classification ne nous permet de considérer aueun des cas par nous cités comme des .myélomes typiques.
Nos observations I, II et IIT se rapprocheraient le plus de la description classique, mais il y a des métastases.
Quant aux autres observations, elles rentreraient toutes dans le cadre des tumeurs myélomateuses, l’atteinte des éléments du squelette prédominant sur un élément souvent unique tel que crâne ou vertèbres.
Nous avons cependant préféré rapporter une description d’ensemble du myélome de l’enfant en signalant chaque fois les particularités qui pourraient faire rentrer dans telle ou telle classe de HA les cas que nous présentons.
Cachera lui-même, en effet, déclare qu’il ne faut pas accentuer à l’excès la rigueur de ces distinctions celiniques.
D'autre part, nous sommes persuadés que si les examens radiographiques systématiques avaient été pratiqués, ils auraient permis, la plupart du temps, de déceler les atteintes du squelette plus étendues.
Il n’en reste pas moins que, d’ores et déjà, nous pouvons conclure à la difficulté d’une classification simplifiée en ce qui concerne le myélome de l’enfant.
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