‹ Contribution à l'étude du Narcyl (Chlorhydrate d'Éthyl-narcéine) de ses effets chez les tuberculeuxChapitre 8 sur 42 · BAS NES · texte numérisé non relu

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.. L'action qu’exerce l’opium sur l’économie animale est

Ash définitive la résultante de l'action multiple et combinée des

principes immédiats qui le constituent ; si, en thèse générale, : l’on peut dire qu'il agit dans le sens de son principe capital, la morphine, il n'en est pas moins vrai que la physiologie et la pratique médicale démontrent entre ces deux substances des différences d'action qui font, suivant les cas cliniques, préférer au thérapeute l'une ou l’autre. Etudions rapidement ses effets sur les différents appareils de l'économie. Soninfluence sur le système nerveux caractérise son individualité pharmacodynamique : l'opium possède une vertu hypnotique et une vertu analgésiante. Ses propriétés hypnotiques ont été mises à profit de tout temps etil reste encore aujourd’huile tvpe des somnifères. Pour produire cet effet hypnotique, il faut qu'il soit administré aux doses moyennes (0 gr. 05 à O gr. 10); à faibles doses il excite le cerveau, à fortes doses il provoque à nouveau de l'excitation cérébrale ; la balance penche donc, suivant les doses employées, du côté des principes soporifiques ou du côté des principesexcilants. Hâlons-nous toutefois d’ajouter que les doses sont sujeltes à variation, suivant les individualités. Cet effet hypnotique de l’opium est dû pour la plus grande part au principe morphine ; à l’action de cette dernière vient s'ajouter celles dela narcéine, de la codéine, également somnifères, mais à un moindre degré. Quel est le caractère de ce sommeil par l’opium ? Gubler insiste sur l’analogie du sommeil par l’opium et du sommeil naturel. Bordier, de son côté, a prouvé la conformité parfaite des tracés sphygmographiques chez les sujets plongés dans le sommeil normal et chez ceux qui sont narcotisés par l’opium. Quant au mécanisme de ce sommeil provoqué, il est fort difficile d’en élucider le problème, vu les divergences actuelles sur le mécanisme du sommeil physiologique. Ce que l’on peut dire simplement aujourd’hui, c’est que l’opium paraît porter son action direc-

tement sur le cerveau, produisant ainsi le on en modi- : fiant la vitalité de la cellule cérébrale. Fe

La moelle épinière ne subit l’attemte de l'opium ( dé après le cerveau.

A doses thérapeuliques, cet agent affaiblit, engourdit la sensibilité générale ; il constitue le médicament par excellence de la douleur. | |

Le suc du pavot exerce une action Daonfesté sur ir l'appareil digestif. On sait qu'il émousse assez facilement l'appétit, fait démontré chaque jour par l'observation des fumeurs ou des mangeurs d'opium. Chez certains sujets il provoque assez facilement des nausées et même des vomissements, mais à un degré bien moindre que la.morphine, celle-ci étant d’ailleurs le seul principe de l’opium possédant cette action nauséeuse et émélique. Il sèche la sécrétion salivaire, combat avantageusement les flux intestinaux ; à fortes doses, surtout: chez les sujets habitués au médicament, 1l produit très souvent de la diarrhée.

Son action anexosmotique s’observe pour toutes les sécrétons de l’économie; c’est ainsi qu'il ralentit les sécrétions internes, des bronches, des reins, du foie, ete; toutefois il agit comme excitant des sécrélions externes, il est diaphorétique ; dans d’autres cas on a noté que cet agent médicamenteux élait susceptible d’'enrayer les sueurs morbides, les sueurs des phtisiques en particulier.

Sous l'influence de l’opium la pupille se rétrécit par suite de la paralysie des fibres rayonnées de l'iris.

Ainsi que tous les opiacés, l’opium diminue finalement la température et la fréquence du pouls, abaisse la pression sanguine ; mais, au début de son action, il active la cireulation et élève légèrement la température, à l'instar de la morphine et de la narcéine prises par la voie sous-cutanée.

Enfin, au point de vue des échanges organiques, il paraît diminuer notablement le mouvement de désassimilation.

rares rer

D'apres ces nombreuses propriétés, on conçoit facilement que l’opium puisse constituer un agent thérapeutique des

plus précieux et à indications multiples. Bornons-nous à

mentionner, pour ce qui concerne notre étude clinique ulté-

rieure sur les effets du chlorhydrate d'éthyl-narcéme, son

influence sur les troubles de l'appareil respiratoire ; comme anesthésique, antispasmodique, anexosmotique, il calme la douleur, modère le spasme des muscles de Reissessen et à ce titre calme la toux, diminue le catarrhe bronchique. Toutefois, ajoutons que son administration ne peut être longtemps continuée à cause de son action fâcheuse sur l'appétit qu'il émousse, à cause de son action anexosmolique très forte sur les sécrétions.

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