‹ Contribution à l'étude du paludisme: Le PaludismeChapitre 16 sur 25 · PAL 25 UN · texte numérisé non relu

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FIÈVRES RÉMITTENTES : Ces fièvres sont fréquentes en été dans les régions tempérées, et toute l’année

dans les régions tropicales. La température reste éle-

vée pendant plusieurs jours, avec parfois des rémissions Courtes et incomplètes ; de là les noms de « fièvres continues », « fièvres subcontinues », « fièvres irrégulières » ou encore « estivo-automnales » qu’on leur donne. Elles sont généralement produites par le plasmodium falciparum (80 à 90 % des cas). On distingue cliniquement :

la forme bilieuse, la forme typhoïde, la forme adynamique, qui est plus rare.

20 Paludisme chronique. — Un individu impaludé non traité semble aguerri après une sorte d’accoutumance qui se produit en quelques semaines ou quelques mois, suivant les cas. Quelquefois même, les individus déclarent ne jamais avoir eu de fièvre, et cependant à l'examen de ces sujets, on trouve une rate énorme ét un foie souvent hypertrophié. La couleur terreuse du teint et l’aspect anémié sont en général typiques. Ces individus sont des paludéens chroniques qui possèdent le germe paludéen à l’état latent et qui peuvent être emportés brutalement par un accès pernicieux survenant à la suite d’un excès quelconque ou d’un effort physiologique anormal.

30 Cachexie paludéenne. — C’est l’aboutissant fréquent du paludisme aigu ou chronique non traité. Il est rare de le rencontrer comme maladie professionnelle.

40, Paludisme larvé. — Les paludéens sont sujets à des névralgies intermittentes, à des névralgies intercostales et à diverses manifestations nerveuses et douloureuses qui apparaissent avec une certaine périodicité.

5° Paludisme associé. — Une foule de maladies peuvent réveiller un paludisme latent et créer des infections mixtes qu’il est souvent difficile de diagnostiquer et même de traiter.

69 Parapaludisme. — Une de ses manifestations la plus connue est la fièvre bilieuse-hémoglobinurique, maladie caractérisée par une température élevée et par l'émission d’urines qui peuvent devenir aussi brunes que le vin de Malaga. D’après les auteurs, cette maladie qui ne se voit que chez les paludéens, est due à l’action d’une substance hémolytique qui provoquerait la bilieuse-hémoglobinurique.

79 Rechutes. — Ces rechutes peuvent être précoces, se produisant chez les paludéens ou insuffisamment traités par la quinine; tardives, se produisant sous des influences diverses, fléchissement des défenses de l’organisme (alcoolisme, surmenage, infection intercurrentes). Enfin, il se produit des rechutes saisonnières.

En résumé, on distingue surtout deux grands groupes :

— le paludisme dit d’invasion, suivant de 10 à 20 jours la piqûre infectante, ou au contraire ne se manifestant qu’à l’occasion d’un changement de cli-

de Fe

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