‹ Contribution à l'étude du phénomène de Babinski: Signification et mécanisme de productionChapitre 14 sur 20 · ARCS LD · texte numérisé non relu

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, deuxième année est corlico-sous-cortico-spinale, mais avec prédominance Sous-corticale. Le phénomène de Babinski est le plus fréquent à cette période-là :

7° La phase infantile de transition pendant laquelle l'élément corlical et sous-cortical S'équilibrent montre une égale fréquence de flexion et d'extension ;

S° La phase adulte enfin, ou phase corlico-souscorlico-spinäle à prédominance corticale réinlègre le réflexe normal.

Minkowski semble donc admettre que le réflexe plantaire normal est un réflexe secondairement acquis et ne vient remplacer le réflexe primitif, — le phéno- . mène de Babinski, — qu'avec le développement complet du système nerveux. Si nous comparons l’optogénie à la phylogénie, comme l'ont déjà fait Kalischer, Wolpert et Schlesinger, nous pouvons considérer le réflexe plantaire en flexion comme une acquisition propre à l'homme, lié à sa manière de vivre et surtout à sa manière de se mouvoir, à sa statique et à sa dynamique. Le phénomène de Babinski nous apparaît aimsi comme une forme ancestrale du réflexe plantaire qui existe encore chez le jeune enfant n'ayant pas encore acquis une statique et une dynamique humaines et qui réapparaît aussitôt que l'appareil moteur le plus perfectionné et le plus adapté aux conditions humaines, l'appareil pyramidal se trouve en défaut.

Le phénomène de Babinski disparaît au cours du développement au moment où le cortex, — ensemble de centre nerveux caractérisant essentiellement l’homme, — atteint son plein développement. Son centre est

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donc plus bas situé. Il apparaîl avec la moelle, son centre est donc entre le cortex en haut, et la moelle en bas. Nous pensons qu'il ne suffit pas de distinguer des élages superposés dans notre système nerveux central, mais qu'il fault v considérer des appareils distincts d'âge, de destination et d'importance différente. Le phénomène d'extension des orteils appartient à un autre appareil, vraisemblablement à un de ceux que nous désignons faute d’avoir de connaissances plus précises sur eux, du nom de système extrapyramidal. Ces systèmes, qui ont peut-être représenté chez les animaux inférieurs le système moteur primordial, sont rélégués chez l'homme en des plans accessoires Nous ne savons rien de précis sur leur rôle chez l'homme. Selon nos connaissances actuelles on aurait tendance à croire que leur importance est plus pathologique que+ physiologique.

Les cas de phénomène de Babinski d’origine extrapyramidale s'expliquerait peut-être par une irritation de ce système extrapvramidal prenant ainsi le pas sur l'appareil pyramidal. Chez l'enfant l'extension des orteils s'accompagne d'une tendance à la conservation des alliludes passives sans fatigue, d'origine manifestement extrapyramidale (Colln). Le sommeil inhibant les centres corlicaux, libère les centres sous-corticaux el mésocéphaliques et le phénomène de Babinski peut se produire, Les arguments en faveur d’une telle manière de voir le phénomène de l'extension des orteils ne manquent donc pas. H y'a également des difficultés : l'absence du signe de Babinski dans les lésions super-

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