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est pelite, plus le nerf ou le muscle en question sont excilables M. Bourguignon a réussi, à l’aide de la chronaxie, d'établir une véritable classification fonclionnelle des muscles et des nerfs. Pour revenir au phénomène de Babinski, nous partirons (de la base suivante : «Un réflexe mel toujours en jeu un ner} sensilif el un système neuro-musculaire de la même chronarxie » (Bourguignon). L'isochronisme sensitivomoteur semble donc une des conditions indispensables de la production d'un réflexe et, si la chronaxie d’une des moitiés de l'arc réflexe est changée, le réflexe ne se produit plus. M. Bourguignon a constaté également que, dans chaque région, la peau est innervée par des nerfs sensilifs de la même chronaxie que les muscles sous-jacents el leurs nerfs. En ce qui concerne le réflexe cutané plantaire, 1l semble que la chronaxie des nerfs sensitifs de la plante du pied soit égale à celle des muscles ‘fléchisseurs des orteils et de leurs nerfs ; par contre, la chronaxie des extenseurs est la moitié de celle des fléchisseurs et des nerfs sensitifs.
Normalement, la (chronaxie des nerfs sensitifs plantaires est entre 0 4 44 et 0 472 ;
celle des muscles fléchisseurs des orteils est de la même valeur, 0 c 44 et 0 <72 ;
celle des muscles extenseurs des orteils est de moitié, soit de 0620 à 0636.
On comprend que dans ces conditions, le réflexe passe par les éléments isochrones, c'est-à-dire que l'excitation plantaire provoque une flexion des orteils. Mais qu'est-ce qui se produit dans les lésions pyra-