‹ Contribution à l'étude du Pneumothorax ArtificielChapitre 15 sur 63 · RE TP · texte numérisé non relu

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sufflation ramenait chez les sujets le médiastin à sa situation normale.

C’est l’examén radioscopique qui peut attirer l'attention sur les cas rares de hernie du médiastin ou pneumatocèle médiastino-pleurale (E. Ever) (19). Elle est caractérisée par « l'existence du côté. sain d’une ligne sombre, arrondie, à concavité dirigée vers le médiastin, limitant une sorte de poche, dont la clarté tranche sur la grisaille pulmonaire ». (DUMAREST et BRETTE) (15).

Ce n’est que lorsqu'elle est volumineuse que cette poche peut se traduire cliniquement par de la dyspnée et des signes pseudo-cavitaires.

Elle se produit chez les individus jeunes au niveau d’un point faible du médiastin, habituellement celui où siègent les vestiges du thymus dans la zone formée par le ligament interpleural rétrosternal et l’espace cellulo-adipeux pr'émemastinal (NiTcH) (20).

C’est une complication sans gravité qui doit sewlement engager à ne pas trop élever la pression intra-pleurale.

Le diaphragme s’abaisse par linsufflation ; àl s’aplatit et le sinus casto-diaphragmatique s'ouvre de plus en plus. Cet abaissement serait surtout net à gauche pour DUMAREST.

SERGENT, QURY et COTTENOT (21), dans un travail récent, le trouvent au contraire bien plus fréquent à droite (12 cas sur 14). Ils l'attribuent à l'hypotonie du muscle dont ils distinguent 4 degrés

1) Simple abaissement de l'hémidiaphragme avec conservation de la forme en dôme ou coupole;

2) Abaiïissement plus accentué avec commencement d’affaissement du dôme diaphragmatique ;

3) Abaissement accentué avec disparition de la forme en dôme : diaphragme en toît.

4) Abaissement considérable avec inversion de la forme du diaphragme en cupule.

L'hypotonie serait d'autant plus accentuée que la réaction inflammatoire de la plève serait plus prononcée. SERGENT et MARQUÉZY (22) avaient déjà attiré l’attention sur cette hypothonie diaphragmatique dans les pleurésies.

Enfin, les différents auteurs ont noté sans y insister autrement une voûssure de la paroi thoracique avec distension des espaces intercostaux.

2° MODIFICATIONS CINÉMATIQUES. — Elles ne sont mises en évidence que par la radioscopie. On peut dire d’une manière générale que l'amplitude des mouvements respiratoires est en raison inverse de l'élévation de la pression pleurale. Au fur et à mesure qu'on pousse les insufflations, la paroi costa-

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le et le diaphragme diminuent leur incursion jusqu'à s’'immobiliser.

Mais on voit apparaître, de plus, certains mou- ‘vements nouveaux qui ont fait l’objet d’études approfondies.

Le moignon pulmonaire peut préserver un mouvement d'expansion synchrone de l'inspiration ; tant qu'on’ n’a pas atteint la pression atmosphérique dans la plèvre, on peut les attribuer à la persistance d'une distension inspiratoire partielle des alvéoles. Mais lorsque le collapsus maximum esi atteint, on est bien forcé de rapporter le phénomène aux déplacements synchrones du médiastin, sorte de balancement déjà décrit par JaAcoBson (23), HozzkNECHT (24), comme signe de sténose bronchique, puis par BÉCLÈRE qui le montre dans la sclérose pulmonaire unilatérale. Rist (16) a attiré l’attention sur lui dans le pneumothorax et en a donné une explication qui s'applique également aux refoulements statiques du médiastin.

Il a montré, de plus, que l'inégalité des pressions qui s’exercent sur les deux faces du cœur dans un pneumothorax qui vient au contact du-péricarde entraînait une exagération dans l'amplitude des battements cardiaques qui peut sembler désordonnée.' C'est un phénomène souvent net pour les pneumothorax gauche et c’est un signe fidèle de l’arrivée du gaz au contaci du péricarde.

Enfin on peut noter, au niveau du diaphragme, l'apparition du phénomène paradoxal de KieNBoEck,

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