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Le

tact du péricarde diminue la résistance élastique qui s'oppose aux déformations systoliques et diastoliques du cœur, d’où l’exagération des battements cardiaques, qui semblent bondissants du côté du pneumothorax.

C’est dire, qu'ici encore, la création du pneumothorax n’est pas assimilable à la simple augmentation de la pression pleurale, qui devrait diminuer l'ampleur des mouvements. Il faut distinguer entre

la pression de contact existant physiologiquement

entre le poumon et le péricarde, et la pression gazeuse du pneumothorax.

Que l'élévation notable de cette pression retentisse sur la morphologie et la cinématique du cœur, cela n'est pas douteux. C'est un facteur adjuvant pour les pressions basses qui peut devenir prépondérant pour de hautes pressions.

Le déplacement précoce et pour ainsi dire immédiat du médiastin, l'apparition simultanée de ses mouvements pendulaires, montrent bien qu'il faut chercher l’origine de tous ces phénomènes dans la différence d’élasticité survenue entre les deux poumons par l'établissement du pneumothorax, plutôt que dans un refoulement réel dû à la pression gazeuse. RisT (18), après BÉCLÈRE (27), l’a bien montré en expliquant le mécanisme des mouvements de translation inspiratoire du médiastin.

Mais on peut admettre que à partir de la pression + o pour un poumon normal (plus tôt, peut-être pour un poumon malade) l'attraction du poumon

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du côté indemne est remplacée par un refoulement vrai dû à la pression gazeuse:

Ces modifications de statique et de morphologie | du cœur entrent sans doute pour une part dans certains accidents rencontrés, rarement, il est vrai, au cour du pneumothorax. DUMAREST et BRETTE en signalent quelques cas. Se ralliant aux conclusions de nombreux auteurs allemands (ROSENBACK, SACKEUR, GERHARDT, BRUNS, MEYERSTEIN, CARLSTROM, etc...) qui ont étudié la question, ils en rapportent lorigine au surcroît de travail imposé au cœur droit par la réduction du champ de l’hématose.

Ces accidents observés surtout chez des sujets dont le cœur était déjà défaillant consistent essentiellement dans une asystolie banale, exception faite pour de rares cas de syncope brutale.

Or on sait que les accidents d’anoxyhénie bien caractérisée sont généralement tardifs, et qu'ils ne se superposent pas dans leur symptomatologie aux signes de l’asystolie. Ge sont des accidents progressifs, consistant, d’après DUMAREST, en :

(eo)

1° Courtes lipothymies, défaillances apparaissant à l’occasion des efforts, des changements de position et particulièrement pendant les périodes immédiatement consécutives aux insufflations.

2° Tendance à l’abaissement anormal de la température.

3° Torpeur physique et mentale avec tendance à la somnolence.

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